<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Le Pays Emergent &#187; Dossier</title>
	<atom:link href="http://lepaysemergent.com/rubriques/dossier/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://lepaysemergent.com</link>
	<description>Le portail de l'émergence au Bénin</description>
	<lastBuildDate>Fri, 06 May 2011 19:30:28 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.1</generator>
		<item>
		<title>STATIONNEMENT ANARCHIQUE DES GROS PORTEURS LE LONG DES CHAUSSEES : Désarroi pour les usagers, dilemme pour les autorités</title>
		<link>http://lepaysemergent.com/2009/07/13/stationnement-anarchique-des-gros-porteurs-le-long-des-chaussees-desarroi-pour-les-usagers-dilemme-pour-les-autorites/</link>
		<comments>http://lepaysemergent.com/2009/07/13/stationnement-anarchique-des-gros-porteurs-le-long-des-chaussees-desarroi-pour-les-usagers-dilemme-pour-les-autorites/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2009 15:50:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>paysemergent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Manchette]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lepaysemergent.com/2009/07/13/stationnement-anarchique-des-gros-porteurs-le-long-des-chaussees-desarroi-pour-les-usagers-dilemme-pour-les-autorites/</guid>
		<description><![CDATA[Les gros porteurs sont présents en stationnement de jour comme de nuit sur les voies principales conduisant au port autonome de Cotonou. Une présence gênante et agaçante pour les populations qui ne cessent de grogner et d'exprimer leur désarroi. Nombreux sont les cas d'accidents signalés du fait de ces stationnements anarchiques. Pourquoi les choses sont ainsi ? Qu'en pensent les syndicalistes et que font les autorités en charge des transports terrestres ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les gros porteurs sont présents en stationnement de jour comme de nuit sur les voies principales conduisant au port autonome de Cotonou. Une présence gênante et agaçante pour les populations qui ne cessent de grogner et d&#8217;exprimer leur désarroi. Nombreux sont les cas d&#8217;accidents signalés du fait de ces stationnements anarchiques. Pourquoi les choses sont ainsi ? Qu&#8217;en pensent les syndicalistes et que font les autorités en charge des transports terrestres ?</p>
<p>De l&#8217;Eglise st Jean en passant par le quariter Zongo jusqu&#8217;au port de cotonou, il y a toujours des camions en stationnement. Idem du boulevard de la Cen-sad jusqu&#8217;à l&#8217;entrée du port. Godomey, calavi, Akpakpa etc. partout à Cotonou, on retrouve constamment un camion mal garé. Les files des gros porteurs sont parfois si longues que la circulation sur ces différentes artères est angoissante. En recoupant les différentes informations reçues, on peut dire que le stationnement des gros porteurs dans la ville de Cotonou et ses banlieues est dû à plusieurs facteurs. D&#8217;abord le développement des activités portuaires. En effet, le port autonome de Cotonou connaît un regain de fréquentation comparativement aux années antérieures du fait des lourds investissements consentis par l&#8217;Etat béninois pour sa compétitivité. Le port de Cotonou devient peu à peu le centre de convergence des investisseurs et un pilier incontournable de la croissance économique. Avec le soutien du Millenium Challenge Account (MCA), deux nouveaux quais de -14 sont en construction. Tous ces éléments font que les commerçant ont de plus en plus besoin de moyens de transport pour tourner leur commerce. Le nombre des camions gros porteurs s&#8217;est donc considérablement accru. Le deuxième élément, c&#8217;est ce qu&#8217;on peut appeler le parrainage. Tous ces véhicules en stationnement appartiennent à des hauts cadres de l&#8217;Etat qui interviennent à tout moment lorsque les forces de l&#8217;ordre les interpellent pour mauvais stationnement. C&#8217;est ce que nous apprennent certains membres de l&#8217;une des unités d&#8217;intervention des hommes en uniforme chargés de la réglementation de la circulation. Selon ces soldats qui ont requis l&#8217;anonymat, chaque fois qu&#8217;ils rappellent à l&#8217;ordre ou verbalisent un gros porteur, ce sont des menaces qui s&#8217;en suivent, des coups de fil désagréables de la part des autorités, députés, ministres conseillers techniques etc. « Dans ces conditions, on se demande parfois pourquoi et pour qui on travaille. » concluent-ils. Le troisième élément qui entre en ligne de compte dans ce stationnement désordonné c&#8217;est l&#8217;absence d&#8217;espace dans l&#8217;enceinte du port. Aujourd&#8217;hui les bureaux de l&#8217;administration portuaire occupent une grande partie de l&#8217;espace de sorte que les camions ont très peu d&#8217;espace pour circuler et charger leurs conteneurs. La preuve est qu&#8217;à l&#8217;entrée du port il y a toujours une file des gros porteurs attendant leur tour de chargement. C&#8217;est pourquoi il faut saluer le projet phare et très novateur que le ministre Badarou a initié dès sa prise de fonction qui est la construction de deux tours jumelles de 18 niveaux. Il est parti du constat que l&#8217;enceinte portuaire, qui n&#8217;est pas faite pour recevoir des bureaux et autres, est engorgée. Une enceinte portuaire, c&#8217;est d&#8217;abord et avant tout de l&#8217;espace pour l&#8217;entreposage des marchandises. C&#8217;est pourquoi, il envisage de raser les bureaux du port autonome de Cotonou, de la douane, de la police, etc, pour avoir beaucoup plus d&#8217;espace dans l&#8217;enceinte portuaire. Cette opération permettra de gagner 20 à 30 hectares. Il a en conséquence décider de construire deux tours d&#8217;au moins 18 niveaux qui vont non seulement contenir les agents qui travaillent dans les bureaux au niveau de l&#8217;enceinte portuaire mais aussi recevoir tous ceux qui opèrent au niveau du port de Cotonou. C&#8217;est ce qu&#8217;il dénomme le Centre des affaires maritimes. Aux dires du Ministre, l&#8217;étude architecturale est prête et ces tours seront réalisées sous peu. Si on peut le croire, alors les stationnements anarchiques font considérablement diminuer. Mais en attendant, les syndicalistes réclament des espaces en dehors de Cotonou.</p>
<p>Pour le Secrétaire Général du syndicat national des conducteurs gros porteurs, (Synaco-GP) Djossou François, des espaces existent en dehors de cotonou pour accueillir les gros porteurs. Selon l&#8217;article 3 de l&#8217;arrêté interministériel N°O51 du 26 mai 2008 co-signé par les ministres Kogui N&#8217;douro, Félix Hessou, et Armand Zinzindohoué, l&#8217;espace visé concerne la ville de cotonou et les agglomérations périphériques dans les limites ci-après : entrée de Akassato en venant de Bohicon, entrée de cococodji en venant de Ouidah, carrefour ‘le Bélier&#8217; envenant de Porto Novo. Selon François Djossou, les conducteurs des gros porteurs seraient déjà d&#8217;accord pour garer leurs véhicules à ces endroits et il ne comprend pas pourquoi le ministère des transports ne leur octroie pas ces espaces. Il rappelle que c&#8217;est le feu Akobi qui avait accordé aux gros porteurs la bande des 200m aujourd&#8217;hui tombée dans le patrimoine de la Sobemap. Mais depuis lors plus rien. Avec l&#8217;arrivée de Boni Yayi, le Synaco-Gp a rédigé et transmis un mémorandum au chef de l&#8217;Etat qui apparemment l&#8217;a rangé au placard. Pour Djossou François, les gouvernants doivent créer dans chaque ministère un poste de conseiller technique professionnel pour aider les ministres à prendre avec les professionnels du métier des décisions appropriées pour le progrès de leur département. Il pense que le ministère des transports doit prendre le taureau par les cornes pour résoudre définitivement la question des stationnements anarchiques.</p>
<p>Mais au Ministère l&#8217;heure n&#8217;est pas au repos non plus. Selon le directeur Général des transports terrestres, Alexis AZIGUI, le problème du stationnement anarchique des gros porteurs est plus complexe qu&#8217;on ne le pense. Il affirme que tous les endroits prévus par l&#8217;arrêté interministériel ne suffisent à rien et nécessitent beaucoup d&#8217;investissements. Le goulot d&#8217;étranglement est surtout la mort de l&#8217;OCBN. C&#8217;est parce que le train ne fonctionne plus normalement que nous notons une invasion de nos chaussées par les gros porteurs, explique-t-il. Selon M. Alexis et son Adjoint, le projet Africa Rails reste l&#8217;ultime recours pour désengorger Cotonou. Pour le Directeur, il n&#8217;y a plus d&#8217;espace à Cotonou et même aux environs. Les espaces de l&#8217;Ocbn ont été aussi occupés. Or lorsqu&#8217;on envoie les camions à Pahou par exemple, pour rallier le port et charger les marchandises, ils perdent un temps énorme. Et comme nous l&#8217;avons dit plus haut, ce sont les coups de fils et les demandes d&#8217;explications qui vont suivre ! Dans ces conditions, quels espaces pourra-t-on avoir et pour quels camions ! Voila le dilemme des autorités qui créé le désarroi des populations.</p>
<p>Vital Ahotondji</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lepaysemergent.com/2009/07/13/stationnement-anarchique-des-gros-porteurs-le-long-des-chaussees-desarroi-pour-les-usagers-dilemme-pour-les-autorites/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>REGARDS CROISES SUR LES AZIZA+ DU BENIN : De la fiction à la critique sociopolitique</title>
		<link>http://lepaysemergent.com/2009/05/15/regards-croises-sur-les-aziza-du-benin-de-la-fiction-a-la-critique-sociopolitique/</link>
		<comments>http://lepaysemergent.com/2009/05/15/regards-croises-sur-les-aziza-du-benin-de-la-fiction-a-la-critique-sociopolitique/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 15 May 2009 16:48:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>paysemergent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Manchette]]></category>
		<category><![CDATA[Message]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lepaysemergent.com/2009/05/15/regards-croises-sur-les-aziza-du-benin-de-la-fiction-a-la-critique-sociopolitique/</guid>
		<description><![CDATA[Les œuvres de fiction se comptent aujourd&#8217;hui par centaine au Bénin. Il y a comme une explosion du génie créateur béninois qui explore divers domaines de la culture. Dans le présent dossier nous nous sommes intéressés à la compagnie de cinéma et de théâtre «les Aziza plus du Bénin» en regardant de plus près certaines [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les œuvres de fiction se comptent aujourd&#8217;hui par centaine au Bénin. Il y a comme une explosion du génie créateur béninois qui explore divers domaines de la culture. Dans le présent dossier nous nous sommes intéressés à la compagnie de cinéma et de théâtre «les Aziza plus du Bénin» en regardant de plus près certaines de leurs productions. Au-delà de la comédie théâtrale, il convient de noter que les Aziza plus du Bénin prennent une part active dans la critique socio-politique.<span id="more-5207"></span> Au travers de l&#8217;action et des personnages qui l&#8217;accomplissent, le cadre spatial et temporel, le sens intrinsèque de l&#8217;action, les significations et la technique utilisée, nous découvrons une compagnie qui contribue à l&#8217;évolution de la société en dénonçant les maux qui la minent.<br />
Régie par la loi 1901, la Troupe «Les Aziza plus du Bénin » est une compagnie de théâtre et de cinéma créée en 1994 et ayant pour seul but la promotion des valeurs culturelles du Bénin tant au plan national qu&#8217;au plan international. En d&#8217;autres termes, il s&#8217;agit pour cette jeunesse montante d&#8217;intégrer dans toutes ses œuvres « l&#8217;exception béninoise » en matière de  culture de sorte à améliorer l&#8217;image du Bénin dans ce domaine. Cette troupe qui existe depuis 15 ans a vu le jour sur les bancs de différents Collèges d&#8217;enseignement général du quartier AKPAKPA à Cotonou. Elle  s&#8217;est assignée comme mission de combler le vide culturel qui se faisait sentir au Bénin dans le champ cinématographique avec la réalisation de long métrage authentique et d&#8217;une originalité recherchée. A l&#8217;époque, il n&#8217;y avait pas d&#8217;initiatives plurielles pour le cinéma et même la comédie théâtrale restait l&#8217;apanage de quelques uns. Pour le secrétaire général et chargé de communication de la troupe «Les Aziza plus du Bénin », Pierre HOUNTONDJI, il fallait faire parler du Bénin à l&#8217;extérieur sur le plan culturel. C&#8217;est pourquoi ils ont décidé de faire du théâtre et du cinéma qui véhiculent la culture béninoise en particulier et celle africaine en général. Ils se sont retrouvés sur l&#8217;initiative de Serge Yéou Président de la troupe pour former un noyau de 6 membres fondateurs que sont Simplice Wekpon, Wilfrid Chodaton, Abel Coffi et Léopold AHOKPONOU en plus du Président et du secrétaire général sus mentionnés. Dans toutes les activités culturelles des collèges d&#8217;Akpakpa et environs à l&#8217;époque, cette troupe était fortement sollicitée. Ce groupe de 6 évoluera au cours des années pour se fixer au nombre 10 avec l&#8217;entrée de Houéssinon Chantal, Samuel AKANHO, Germaine Kpètèhogbé et colette Savi. Il faut préciser que pour des raisons conjugales, Germaine Kpètèhogbé est démissionnaire et pourrait être remplacée par Laurenda de Meideros dans les prochaines réalisations.</p>
<p>Les différentes œuvres de la troupe «les aziza plus du benin »</p>
<p>La compagnie de théâtre et de cinéma «Les Aziza plus du Bénin » compte à son actif une panoplie de productions théâtrales et cinématographiques en plus des spots publicitaires de sensibilisations auxquels elle participe. De 1994 à 1999, on note des œuvres de théâtres telles que Victimes innocentes, Prix de l&#8217;ingratitude, Noubogbahou, escroquerie à haute dose, dangers publics etc.<br />
L&#8217;année 2000 marque un tournant décisif dans la vie de cette troupe. Avec l&#8217;aide de feu Sévérin AKando, parrain de La compagnie de théâtre et de cinéma «Les Aziza plus du Bénin », qui a transmis le virus du 7ème art à cette jeunesse dynamique, une nouvelle ère s&#8217;ouvre. Ayant été initiés au B.A Ba de la production audio-visuelle et au cinéma, Serge Yéou, Pierre Hountondji et leurs collègues se sont lancés dans le tournage d&#8217;un long métrage de 1h 50&#8242; encore que les normes internationales recommandent 90minutes. Après plusieurs mois de durs labeurs, ils accouchent de « Senami » le 29 Janvier 2001. « Senami », c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une femme qui a su dompter son mari dans le foyer avec le ‘Gbotémi&#8217; c&#8217;est-à-dire les forces occultes pour qu&#8217;il reste soumis à ses desiderata. Tchénagnon, l&#8217;acteur principal de ce film est incarné par Serge Yéou et Sènami, la femme envoûteuse est jouée par Chantal Houéssinon.   Du Nord au Sud, de l&#8217;Est à l&#8217;Ouest, ce long métrage a été projeté sur écran géant dans les salles de cinéma et les maisons des jeunes du territoire national. Ce coup d&#8217;essai qui s&#8217;est avéré être un coup de maître a galvanisé la jeune équipe et lui a permis de s&#8217;élancer dans une nouvelle aventure dès 2003. Ainsi en Août 2003, la compagnie de théâtre et de cinéma «Les Aziza plus du Bénin » a réalisé un autre long métrage intitulé « la nuit tombe à midi ». Un film qui relate le conflit des classes sociales. Un jeune homme riche tombe amoureux d&#8217;une fille pauvre. Il doit affronter la résistance de ses parents et aplanir les vielles querelles existant depuis des lustres entre les deux familles. Ce long métrage a connu la participation d&#8217;artistes de renom comme G.G Vickey. Malheureusement la béninoiserie et le nivellement par le bas ont étouffé la promotion de ce chef d&#8217;œuvre inconnu du grand public qui reste en stand by. Cette décharge électrique a mis du plomb dans l&#8217;aile des Aziza plus du Bénin qui se sont contentés des spots publicitaires de sensibilisation sur divers sujets de 2003 à 2007. L&#8217;avènement du Docteur Boni Yayi à la tête du Bénin a suscité un engouement au sein de la troupe qui a constaté que le nouveau président du Bénin tente de démystifier la Présidence. Son populisme effréné et ses limogeages instantanés ont nourri la créativité de la compagnie et donné naissance à la série Monsieur le Président. Les Aziza plus du Bénin entre de ce pas dans une nouvelle dynamique. Le 14 Décembre 2007, elle enregistre Monsieur le Président et l&#8217;heure de Dieu. En avril 2008, la colère du Président et destins croisés voient le jour et en décembre 2008, l&#8217;heure est grave Monsieur le Président.</p>
<p>Circuit de Distribution</p>
<p>La compagnie de théâtre et de cinéma «Les Aziza plus du Bénin » s&#8217;auto produit sur fonds propres. Le travail de montage et de réalisation est assuré par DYS, une structure de production dirigée par Serge Yéou. Comme on peut s&#8217;en douter la distribution est un maillon important de la chaîne de production. La troupe a expérimenté tout au début, l&#8217;auto distribution. Mais au bout de quelques années, elle a signé un contrat de distribution exclusive avec la maison Vinaïm dont les boutiques sont présentes un peu partout sur le territoire national. Selon le Chargé à la communication de la Troupe Monsieur Pierre Hountondji,  en l&#8217;espace de 3 à 6 mois la troupe vend pour ce qui est des discs  timbrés par le Bubedra environ 50 mille exemplaires des œuvres produites. Parallèlement au circuit officiel, il faut remarquer que la piraterie fait ravage dans ce domaine et vend parfois le double voire le triple de ce nombre surtout au niveau des frontières de sèmè du côté du Nigéria et Hilacondji du côté du Togo. Il ne s&#8217;agit là que des CD petits formats produits pour consommation domestique. En ce qui concerne la cinématographie, le long métrage ‘Sènami&#8217; présenté au grand public a connu un succès éclatant. Dans toutes les maisons des jeunes où ‘Sènami&#8217; a été projeté,  la troupe a fait carton plein. On a dû réanimer certains spectateurs au musée da Silva à porto novo tellement la salle était pleine à claquer. Plusieurs centaines de personnes se bousculent à l&#8217;entrée des salles de cinéma lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de  projeter ‘Sènami&#8217;. C&#8217;est sans doute le plus grand succès enregistré par les Aziza plus du Bénin.<br />
Analyse critique de ‘Monsieur le Président&#8217; et ‘L&#8217;heure de Dieu&#8217;</p>
<p>‘Monsieur le Président&#8217; est une comédie théâtrale qui raconte l&#8217;histoire d&#8217;un Chef d&#8217;Etat, chef de gouvernement qui a brisé le mythe qui entoure un président de la république, un président au coeur de la population, un président décidé à assainir les finances publiques, à enrailler l&#8217;impunité et à mener une lutte implacable contre la corruption. L&#8217;action se déroule dans un cadre réel. Des salles d&#8217;audience, des écoles, des quartiers inondés, des rues, des chantiers etc. le cadre est très réel et montre que nous sommes dans une vraie République. Le temps ici est réaliste. Le jour comme la nuit s&#8217;alternent comme dans le réel. Seulement, le temps file. Toutes les actions se suivent en quelques minutes comme si réellement toutes ces actions pouvaient avoir lieu en si peu de minutes. Des mois et même des années sont représentées en 1h voire 30 Minutes. Monsieur le Président affiche une volonté claire de développer son pays. Il est sur tous les fronts et tous les chantiers à la fois. Avec Monsieur le Président, les acteurs montrent que le mythe qui entoure un Chef d&#8217;Etat est tombé avec l&#8217;avènement de Serge Yéou au pouvoir. Il met les pieds dans l&#8217;eau. Il mange avec les zémidjans, il embrase les enfants. Bref, le président autrefois haut perché est descendu dans la masse. On remarque aussi que le mode de limogeage des ministres ne plait pas à tout le monde et crée beaucoup de problèmes sociaux. C&#8217;est le cas avec le Ministre Chodaton dont la vie sentimentale a pris un coup. Tout comme la vie de son neveu qui a pleuré toutes les larmes de son corps. Le thème récurrent ici est la gouvernance dans tous les domaines. La question de la corruption, de l&#8217;école, de l&#8217;inondation, du retard dans l&#8217;administration publique, l&#8217;abandon des chantiers publics etc. Cette comédie théâtrale s&#8217;ouvre sur une chanson avec le son des tam-tams et des castagnettes pour indiquer que nous sommes en Afrique. L&#8217;acteur principal utile beaucoup l&#8217;adverbe ‘naturellement&#8217; qui n&#8217;est qu&#8217;une pure imitation du tic du Président béninois Boni Yayi. La mimique et le ton utilisés prouvent clairement que le personnage est connu dans le monde politique.  Des mots en fongbé, et en Gungbé des dialectes de l&#8217;aire Adja Tado parlées au sud du Bénin finissent par convaincre le spectateur qu&#8217;on est dans un contexte béninois même si la compagnie s&#8217;en défend en mettant à l&#8217;entame de son œuvre qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une fiction et que toute ressemblance ne serait qu&#8217;une pure coïncidence.<br />
Quant à L&#8217;heure de Dieu, C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un couple marié, Tchénangnon et sènami, depuis 11 ans et qui n&#8217;arrive pas à concevoir. Voulant coûte que vaille voir son petit fils avant de mourir, la mère de l&#8217;homme alla chercher une épouse au village pour son fils en ville. Heureusement ou malheureusement, selon le cas, le jour où la nouvelle épouse s&#8217;emmena avec ses bagages, elle appris à ses dépens que la première femme était enceinte de deux mois. Comme quoi, c&#8217;est Dieu qui donne les enfants. L&#8217;heure de Dieu démontre que seul Dieu peut dire quand va naître un enfant. Cela ne relève en rien d&#8217;une quelconque volonté humaine. L&#8217;heure de Dieu aborde des thématiques très profondes. La conception traditionaliste du foyer. Comme la maman de Tchénagnon l&#8217;a si bien incarné, un foyer sans enfant n&#8217;en vaut pas la peine. C&#8217;est pourquoi sènami est rejetée. Elle n&#8217;a pas conçu et donc est inutile. Le mariage forcé avec la venue de la nouvelle épouse de Tchénagnon. Sans connaître au préalable son homme, elle débarque avec pour mission de ‘pondre&#8217; des enfants. Cela interpelle sur la problématique de l&#8217;amour. Peut-on faire des enfants volontairement à un homme qu&#8217;on n&#8217;aime pas. La chosification du sexe ici est mise à nue. Mais il y aussi le syncrétisme ambiant qui est souligné. L&#8217;ami de Tchénagnon et sa femme ont dû recourir aux pratiques occultes avant d&#8217;avoir leur fils bien qu&#8217;ils soient des Chrétiens pratiquants, baptisés, communiés et confirmés. Enfin l&#8217;intrusion de la belle famille dans le foyer comme élément perturbateur. Elle vient imposer son diktat dans le foyer de ses enfants rendant la vie dure surtout à la belle fille. Le vocabulaire utilisé montre clairement que dieu est présent dans la scène. Sènami, un nom fon qui signifie Dieu m&#8217;a donné. Et lorsqu&#8217;on sait que toute la pièce tourne autour de cette femme qui était insultée humiliée et rejetée parce qu&#8217;elle n&#8217;arrivait pas à concevoir, on comprend ce que signifie l&#8217;Heure de Dieu. L&#8217;utilisation d&#8217;anecdote témoigne de la culture littéraire des acteurs. A travers le vocabulaire, on retrouve les traces de la religion traditionnelle.<br />
Ces deux œuvres illustrent clairement l&#8217;engagement de la compagnie pour l&#8217;amélioration de la société béninoise.<br />
En conclusion on peut dire que la compagnie de théâtre et de cinéma «Les Aziza plus du Bénin » créée depuis 1994 est aujourd&#8217;hui un acteur important du monde culturel béninois. A travers les deux œuvres analysées, on remarque aisément qu&#8217;au-delà de la comédie théâtrale, les acteurs s&#8217;attaquent aux maux qui minent la société béninoise en particulier et toute l&#8217;Afrique en général. Avec la trilogie Monsieur le Président,  ils transposent dans leur film les réalités politiques actuelles de notre pays. Derrière cette démarche, on retrouve une certaine parodie, une satire, une imitation grossière des politiciens béninois du régime du changement comme pour dire par exemple  qu&#8217;on ne limogeage pas ses ministres comme des inconnus sans aucune explication préalable et aussi que la démagogie a des limites qu&#8217;un Chef d&#8217;Etat supposé avoir de la tenue ne doit pas franchir. C&#8217;est un mariage heureux du fou rire et de la critique sociale et politique. De la même manière, ils attirent l&#8217;attention sur ce qui est bien et mérite d&#8217;être suivi. Même si quelques imperfections sont à souligner dans les œuvres de la compagnie de théâtre et de cinéma «Les Aziza plus du Bénin », étant donné qu&#8217;aucune œuvre humaine n&#8217;est parfaite, il faut reconnaître que ces acteurs  ne manquent pas de talent non plus.</p>
<p>Vital AHOTONDJI</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lepaysemergent.com/2009/05/15/regards-croises-sur-les-aziza-du-benin-de-la-fiction-a-la-critique-sociopolitique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>PRODUCTION ARTISANALE DU SEL FAMILIAL A DJEGBADJI : Un combat inconditionnel des femmes contre la pauvreté</title>
		<link>http://lepaysemergent.com/2009/03/16/production-artisanale-du-sel-familial-a-djegbadji-un-combat-inconditionnel-des-femmes-contre-la-pauvrete/</link>
		<comments>http://lepaysemergent.com/2009/03/16/production-artisanale-du-sel-familial-a-djegbadji-un-combat-inconditionnel-des-femmes-contre-la-pauvrete/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 10:29:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>paysemergent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Message]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lepaysemergent.com/2009/03/16/production-artisanale-du-sel-familial-a-djegbadji-un-combat-inconditionnel-des-femmes-contre-la-pauvrete/</guid>
		<description><![CDATA[Les femmes de Djègbadji, dans la commune d'Ouidah au Bénin, vivent de la fabrication et de la commercialisation du sel familial. Sur ce lopin de terre de la ville historique de l'esclavage, à quelques kilomètres de la porte du Non Retour, les femmes choisissent de combattre la misère en s'adonnant passionnément à la fabrication du sel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les femmes de Djègbadji, dans la commune d&#8217;Ouidah au Bénin, vivent de la fabrication et de la commercialisation du sel familial. Sur ce lopin de terre de la ville historique de l&#8217;esclavage, à quelques kilomètres de la porte du Non Retour, les femmes choisissent de combattre la misère en s&#8217;adonnant passionnément à la fabrication du sel. Pleines de vie et d&#8217;espoir, confiantes en un lendemain meilleur, elles se dévouent entièrement à ce travail qui fait désormais partie de leur vie.<br />
Munies de leur ‘Djèâgli&#8217; -une espèce de houe dont la lame en forme de demi-cercle est ouverte de part et d&#8217;autre- , le corps incliné vers le sol, elles procèdent à l&#8217;amoncellement du sable salé par tas. C&#8217;est la première étape du processus de fabrication du sel familial. Elles identifient le sable salé grâce aux nombreuses années d&#8217;expérience dont elles jouissent dans le métier. Pour dame Lossinon Zinkpé, spécialiste de la fabrication du sel « lorsqu&#8217;un sol est salé, on le reconnaît aux petites particules brillantes qui l&#8217;émaillent «. Passée cette étape d&#8217;assemblage, les différents tas réunis sont vidés dans le ‘bou&#8217;, une sorte de tamis artisanal fait à base des branchages de palétuviers coupés dans la lagune de Ouidah, entremêlés et entrelacés sous forme de panier avec un linge fin à la base pour empêcher le sable d&#8217;infiltrer jusqu&#8217;au fond du panier. « Après ce linge de sécurité, on place un petit raccord de 10 cm environ qui part du panier vers une jarre posée juste à côté du ‘bou&#8217; et fixée en profondeur dans le sol comme pour l&#8217;immobiliser «, explique dame Lossinon Zinkpé. Ensuite, les vaillantes dames munies d&#8217;un petit bol et d&#8217;une bassine se dirigent vers un puits très salé d&#8217;à peine 30cm de profondeur, creusé pour la circonstance afin d&#8217;y prélever de l&#8217;eau. Laquelle eau sera ensuite versée sur le sable du ‘bou&#8217;, elle traversera en prenant soin de prendre de sa salinité pour finir par échouer dans la jarre posée à côté en égouttant par le petit raccord placé dans le tamis.<br />
« L&#8217;eau très salée recueillie dans la jarre sera enfin versée dans des marmites posées sur un foyer à quatre feux à l&#8217;intérieur d&#8217;une case de chaume. « poursuit dame Dèkon Françoise, une autre spécialiste présente sur les lieux. La construction intérieure de cette case est rectangulaire tandis que le dôme de chaume qui l&#8217;enveloppe descend jusqu&#8217;à terre. Sur le site de Djegbadji, ces cases se comptent par vingtaine. Ce foyer à quatre feux se chargera de transformer le liquide en solide par la force de la cuisson. Pendant des heures, la chaleur constante du foyer contribuera à assécher l&#8217;eau pour qu&#8217;elle devienne du sel. Le sel ainsi obtenu sera posé sur une bonne quantité de cendre dont le rôle est d&#8217;extraire l&#8217;eau encore contenue dans le produit. c&#8217;est seulement alors qu&#8217;intervient la commercialisation du sel. « Le kilo de sel est vendu aujourd&#8217;hui à 400Fcfa « affirme dame Lossinon Zinkpé alors qu&#8217;auparavant, sur ce même site, on pouvait l&#8217;acheter à moins de 100f. « Les temps ont changé et nous ne pouvons plus nous permettre de ne rien faire pour soutenir nos hommes. C&#8217;est notre manièe à nous d&#8217;aider nos maris et de contribuer à l&#8217;éducation de nos enfants. « Continue-t-elle. Et justement, Dossou Salomon président de l&#8217;ONG « Lac en danger « rencontré sur les lieux affirme être le produit humain et intellectuel de la vente de ce sel que sa grand mère a du faire pendant des années pour assurer son éducation. « Nous sommes un certain nombre de ma génération qui avons bénéficié d&#8217;une formation de qualité grâce aux revenus tirés de la vente du sel et de la pêche. Nous en sommes fiers. « a-t-il conclu.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://lepaysemergent.com/2009/03/16/production-artisanale-du-sel-familial-a-djegbadji-un-combat-inconditionnel-des-femmes-contre-la-pauvrete/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

