Annoncé comme instrument pouvant garantir la fiabilité de la liste électorale au Bénin, la liste électorale permanente informatisée telle que réalisée actuellement est loin d’atteindre cet objectif. Il suffit de faire le point de l’ensemble des étapes réalisées dans le processus pour s’en rendre compte. Tout a commencé par le premier président de la Commission Politique de Supervision de la LEPI Epiphane Quenum. Dans un regain de fougue juvénile, il a ensemble, avec ses collaborateurs bâclé l’étape de la cartographie censitaire.
Beaucoup d’argent ont été donc dépensé pour rien et Epiphane Quenum lors de son passage à la tête de la CPS ne peut en aucun cas s’en plaindre. Car, il s’en est sorti avec un compte en banque mieux fourni. La conséquence aux primes faramineuses et aux frais de missions que tout le monde connaît. Ce qui lui a permis de défendre à cors et à cris la LEPI en ces ‘’bons moments’’ Des corrections ont été apportées par la suite a-t-on dit. Mais Dieu même sait que rien de bon n’a été corrigé et que cela a plutôt constitué un fond de commerce. Les ressources humaines mobilisées pour effectuer les corrections ont été tous payées à nouveau. Ce qui constitue un double emploi et une entorse sérieuse au budget initiale de l’opération. Après ce complot, les organes en charge de la réalisation poursuivent toujours dans l’erreur en optant pour des solutions théoriques, virtuelles et inadaptées à des problèmes pourtant réels. La prolongation de 10 jours des délais d’enrôlement des pétitionnaires dans l’Ouémé plateau après l’échec de la première tentative, est encore un exemple patent de la volonté ou non des responsables en charge de la réalisation de l’opération à faire des dégâts financiers à la caisse des contribuables. Les primes supplémentaires à payer aux opérateurs kits et autres déploiements humains engagés dans l’opération constituent, si besoin en était de le rappeler, des frais non budgétisés qui ne rendent services qu’aux hommes et femmes en charge de la réalisation de la LEPI. Et comme si cela ne suffisait pas, les mêmes erreurs se reproduisent dans la deuxième aire opérationnelle que constituent les départements de l’Atlantique et du Littoral. Kits fonctionnant partiellement, imprimantes en panne perpétuelle, capteurs d’empreintes travaillant de façon aussi aléatoire qu’imprécis, opérateurs kits plus lents que la marche du caméléon sont autant de failles qui se constatent chaque jours sur le terrain. La conséquence de tout ceci sera que la CPS se verra dans l’obligation de prolonger encore les délais. Toutes choses qui constituent des frais supplémentaires. Et si cela doit se dérouler de la même façon dans les 6 aires opérationnelles on peut s’imaginer les conséquences financières qui n’arrangeront ni l’Etat béninois ni la caisse des bailleurs engagés dans processus. Elles pourront assurer plutôt une retraite politique aux personnes en charge de la réalisation de la LEPI. Et il faut que cesse maintenant ces agissements de gloutons.
Ken EGBIN


