La haute Autorité de l’audiovisuelle et de la communication face à la fièvre électorale précoce engagée dans les médias béninois, a, décidé il y a quelques mois de mettre de l’ordre. Ceci s’est traduit par la prise d’une décision interdisant formellement au journaux, télévisions et radiodiffusions de faire référence aux élections présidentielles et législatives de 2011 dans les reportages et analyses concernant tels ou tels candidats probables fut-ils déclarés ou non. Mais depuis un certains temps, cette décision ne semble pas être respectée. Cette violation de la décision de la HAAC se fait tous les jours que Dieu fait sans que personne ni même les autorités de la HAAC ne tapent du point sur la table pour siffler la fin de la récréation. Me Adrien Houngbédji candidat déclaré aux élections est de plus en plus présentes dans les médias pas seulement dans la peu d’un opposant mais en tant que candidat aux élections présidentielles. Abdoulaye Bio Tchané et ses amis de ABT 2011 le sont tout aussi et dans la majorité des reportages présentés allusion a été toujours faite aux échéances de 2011.le ministre Pierre OSHO aussi hier sur une télévision de la place a aussi répondu favorablement à une question relative à sa candidature pour les élections de 2011. C’est à croire que la HAAC, gendarme de la presse béninoise devant Dieu et devant les hommes n’a plus le pouvoir de régenter les médias si ces derniers violent ses prescriptions. Ce silence de l’autorité de régulation constitue une entorse grave à la libre concurrence qui devrait être le cas dans le secteur de la presse. En effet, contrairement à certaines maisons d’éditions, de radiodiffusions et de télévisions qui choisissent de respecter les prescriptions de la HAAC qui subissent une saignée financière énormes du fait de leur choix de respecter la décision de l’autorité, celles qui violent les prescriptions se font une manne financière considérable et sont aujourd’hui financière plus en bonne santé que les autres. La HAAC soit tout faire pour rétablir l’équilibre afin que la logique de concurrence déloyale qui s’est installée depuis cède place à l’équité. Il y va de la crédibilité de l’institution et des hommes qui l’animent. Le contraire signifierait que la HAAC est simplement incapable de faire respecter une décision qu’elle a en principe bien médité avant de prendre.
Romain ABADJI



c’est une haac qui fait la honte de cette institution republicaine.