Le navire du changement prend de l’eau. Et personne ni même le président Boni Yayi ne peut dire le contraire. Car, les faits sont là têtus et le confirment. Le débarquement du ministre Armand Zinzindohoué de la tête du ministère de l’intérieur pour son implication présumée dans l’affaire ICC services et consorts, la catastrophe financière de la CEN-SAD, les grosses soupçons de surfacturation dans l’acquisition des machines agricoles dans le cadre de la mécanisation de l’agriculture, sont autant de faits qui confirment la chose. Des faits qui font dire à Clotaire Koupaki qu’il y a trop d’affaires sous le changement. Pour un gouvernement et des structures mis en place pour booster le développement et lutter contre la corruption, ces affaires suscitées, même si elles ne sont pas vérifiées constituent un échec patent. Mais à la réalité, qui est responsable de tout ce bazar ? Dédouaner le président Boni Yayi relèverait de l’aberration. Puisque, c’est à lui que le peuple a confié ses destinées en Mars 2006. Et en cela comme lui même l’avoue, même s’il n’est pas coupable, il est en partie sinon, totalement responsable de la fin mouvementée de son règne. Seulement, l’on doit faire la part des choses et remarquer l’antagonisme entre le visionnaire Boni Yayi et certains de ses proches collaborateurs. Il suffit de remarquer la façon dont certains conseillers ministres exercent la parcelle de pouvoir à eux déléguée par le chef de l’Etat. Tout semble se résumé chez eux en une seule phrase. « Il faut que j’amasse le maximum avant que Boni Yayi ne me dégomme ou ne parte ». mis à part quelques uns parmi eux qui travaillent avec ardeur , probité, patriotisme et professionnalisme, la majorité est venue faire son marché. Et ceci se constate par les boudes et erreurs monumentales que le régime commet chaque jour que Dieu fait. C’est à croire qu’autour du chef de l’Etat il y a plus de gens qui travaillent à l’échec de son mandat qu’il y en a qui pensent au succès. Mieux, dans les différents ministères sectoriels, les gens nommés à des postes politiques censés opérer les bons choix pour le succès et la visibilité des actions du gouvernement, passent totalement au travers de leur mission par les mauvais choix et les décisions incongrues qu’ils prennent. Ainsi il est aisé d’entendre en off des gens bien moulus dans le système dire sans vergogne et sans retenue aucune que Yayi est « fini ». C’est à croire que cette catégorie de collaborateurs du chef de l’Etat est venue faire son marché qu’importe l’Etat du marché. Boni Yayi, s’il veut vraiment rempiler, comme il l’ambitionne, doit taper dans la fourmilière que constitue son entourage pour se tirer d’affaire. Auquel cas, les mêmes qui peaufinent les plans avec lui sont ceux -là même qui informent instantanément l’opposition.
A bon entendeur salut !
Gestion des affaires au sommet de l’Etat :Trop de taupes dans l’entourage chez Yayi
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26 octobre, 2010
Dans Manchette
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