A la faveur d’une conférence de presse tenue hier mardi 31 août 2010 à la salle de conférence du Centre national de sécurité routière, les travailleurs de ce centre ont donné de la voix. Antoine Avocètien, délégué du personnel a montré en présence des travailleurs les manquements graves du projet d’Agence d’aide à la visite technique (Avt) et les raisons ayant conduit au retrait du dossier en décembre 2005.
La guerre est désormais ouverte entre les travailleurs du Cnsr et Francis Agbété, promoteur du projet d’Agence d’aide à la visite technique. Pour les conférenciers, les dernières sorties du promoteur du projet Avt relèvent de la pure machination dans le sens des manigances en cours depuis lafin de mandat du président Kérékou quant à ce fameux projet Avt. La pomme de discorde, faut-il le rappeler réside dans la volonté de Francis Agbété de prendre la gestion du contrôle technique automobile communément appelé vite technique. Des explications du délégué du personnel Cnsr, Antoine Avocètien, il ressort que les recettes issues des droits de visite technique payés par les usagers constitue la seule activité génératrice de ressources permettant le financement des activités de contrôle du respect du code de la route ; d’éducation, formation et sensibilisation des usagers de la route ; de recyclage gratuit des conducteurs impliqués dans les accidents de la route ainsi que de la collecte et de l’analyse des données statistiques sur les accidents de la circulation qui sont les autres activités du Cnsr. Fort de ce constat le syndicat du Cnsr n’entend pas laisser cette composante tombée dans la main d’un privé. Pour eux, l’objectif visé par monsieur Agbété en voulant prendre en charge le contrôle technique qui ne représente que 5% de la lutte contre les sinistres , n’est pas de réduire les accidents de la circulation, encore moins de soulager les usagers de la route. Ainsi, pour le syndicat, il n’est pas question de laisser les promoteurs du projet Avt induire le chef de l’Etat en erreur.
A propos du blocage décrié dans le traitement de ce dossier, les conférenciers ont montré qu’il n’en est rien, car ce dossier est passé deux fois en conseil des ministres et a fait l’objet de mise sur pied d’un comité tripartite. Par, les députés ont eu aussi à se prononcer défavorablement sur ce dossier. En somme et tenant compte des explications du syndicat du Cnsr, ce le dossier de ce projet qu’il qualifie de suicidaire a été retiré le 7décembre 2005. Cela étant, Antoine Avocètien et les siens ne comprennent pas pourquoi le même dossier ressurgit cette fois-ci à travers les médias avec des accusations d’usurpation de projet décrié par le promoteur Francis Agbété. A ce propos, le conférencier n’est pas allé du dos de la cuillère pour démontrer qu’il s’agir ni plus ni moins de mensonges grossiers, car le programme d’équipement du Cnsr dont il est question n,’a rien de commun avec le projet du sieur Agbété. En effet, l’acquisition d’équipements par le Cnsr rentre dans le cadre du programme de renforcement des capacités du Cnsr défini depuis 2000 et dont la mise en œuvre s’effectue par étape. « Nous avions déjà au Cnsr depuis 1996 un banc de freinage qui s’est détérioré au fil des années d’utilisation. Il fallait donc le changer et profiter pour acquérir d’autres équipements » a expliqué Antoine Avocètien.
En somme, cette conférence presse qui a enregistré la présence massive des travailleurs du Cnsr très remontés contre le projet de Francis Agbété vient lever l’équivoque pour montrer que ni le ministre Nicaise Fagnon des transports, ni le Dg Cnsr ne sont impliqués en rien dans cette affaire. Pour finir, le conférencier a indiqué combien ils restent sereins dans ce dossier tout en comptant sur l’esprit de discernement du président Boni Yayi et ses collaborateurs immédiats sans oublier de féliciter le président Kérékou qui malgré tout, a su selon eux gérer ce dossier en toute clairvoyance.
Christ DJOGBE

