« Rester immobile ne sert à rien. Il faut choisir entre progresser ou régresser. Allons donc de l’avant et le sourire aux lèvres » (Baden-Powell)
Dans moins de deux mois, les Ecureuils vont entrer en compétition dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2012 qu’accueilleront le Gabon et la Guinée Equatoriale . Mais dans le microcosme sportif béninois, rien ne bouge. On donne l’impression qu’il n’y a même pas une échéance en vue. C’est l’immobilisme total. Pourtant, ce ne sont pas les problèmes qui manquent et qui nécessitent qu’on se lève tôt pour les régler. Par exemple, on a dissout l’équipe nationale au, lendemain de la piteuse participation du Bénin à la Can Angolaise. Personne ne sait encore l’équipe qui ira au charbon. L’entraîneur qui dirigera l’équipe n’est pas encore connu.
De la Fédération béninoise de football au ministère des Sports, on soutient qu’il faudrait d’abord trouver une solution au problème de sélectionneur avant d’engager des discussions avec les joueurs qui refusent de revenir en sélection. Sous l’ancien ministre Etienne Kossi, une procédure de recrutement d’entraîneur a été ouverte. Ils étaient plusieurs à déposer leur dossier, mais seul le brésilien correspondrait au profil recherché par le Comité dirigé par Anjorin Moucharafou, même s’il était en concurrence avec deux autres techniciens nigérian et français. Sur ce sujet, la faute incombe au désormais ex ministre Etienne Kossi qui s’était opposé à la proposition de la Fbf. Alors, pas d’équipe nationale encore moins de joueurs. Les éliminatoires approchent à grands pas et rien ne bouge. Difficile de savoir les raisons de ce retard. Au niveau du comité exécutif de la fbf, on estime que la balle est dans le camp du ministère qui doit régler le côté administratif de la chose. Il revient à ce dernier de prendre les dispositions afin que les différents détails soient réglés. Mais, le chef de l’Etat vient de procéder au réaménagement de son équipe gouvernementale. Kossi est parti laissant place à un nouveau. Il s’agit de Modeste Kérékou qui doit prendre le temps pour prendre connaissance des différents dossiers. Pendant ce temps, le temps presse. Et connaissant l’administration béninoise, il est à craindre que le processus ne prenne encore beaucoup de temps. Le Bénin sera sur trois fronts. Au niveau des équipes nationales cadettes, juniors et senior.
Au regard de tout ceci, les férus du football béninois se demandent si tous les Ecureuils vont pouvoir rejoindre le nid national dans la perspective de ces éliminatoires. A ce jour, aucune initiative n’est prise pour régler les différents problèmes et par ricochet celui des joueurs qui mécontents des membres de la Fbf n’entendent plus porter l’étendard national. Au comité exécutif de la Fbf on semble traîner les pas. Peut-être pense-t-on que les adversaires du Bénin ne sont pas des foudres de guerre et qu’on n’a pas besoin de trimer avant de les mettre K.O. La tentation de faire du bricolage en formant une équipe de seconde zone n’est donc pas à exclure. Et des regrets qui s’annoncent au décompte final. On donne l’impression qu’on ne veut pas voyager loin et que par conséquent, on ne ménage pas la monture.
Nazaire César VIKOU


