En plénière lundi dernier au parlement, nombre de députés se sont laissés aller à des diatribes verbales comme à leur habitude au sujet du comportement de la présidente de la commission des lois. Madame Hélène AHOLOU Kèkè en effet, a ramené sur tapis la question de l’abrogation de la loi sur la LEPI, contrairement à ce à quoi les députés s’attendaient. Conséquence, les députés l’accusent de vouloir faire perdre du temps au parlement en ramenant sur le tapis un problème qui n’en est plus une, suite à la décision de la cour constitutionnelle qui a cassé la loi sur l’abrogation de la LEPI. S’il n’est pas de notre devoir de juger les propos des députés, il n’en demeure pas moins vrai de dire que certains d’entre eux qui n’ont plus voix au chapitre sur certains sujets face l’objet d’appréciation. «… je voudrais que les gens ne cassent pas la baraque parce que si je parle, on va arrêter la LEPI… », a dit en substance Epiphane Quenum lundi dernier. Le tigre ne proclame pas sa turpitude. Il bondit sur sa proie et la dévore dit-on. A voir la façon cavalière dont Epiphane Quenum a conduit le processus de réalisation de la LEPI, pendant qu’il était à la tête de la CPS-LEPI, l’on se demande ce qu’il peut bien dire de nouveau. L’on se souvient que c’est sa façon cavalière, son style hautin et son incompétence qui ont conduit le processus de réalisation de la LEPI dans l’impasse. C’est aussi le moment de le dire et il est important de le rappeler que c’est pendant qu’il était aux commandes de la CPS que le bras de fer opposition -mouvance pour le consensus autour de la LEPI a pris des allures inquiétantes au point de faire redouter le pire aux béninois. Mieux encore, la réalisation de la cartographie censitaire, opération majeure qu’il a eu à diriger pendant qu’il était aux commandes de la CPS a été tout simplement bâclée ce qui donne des nuits blanches à Bako Arifari et à ses collègues. Ce dernier et tous les autres membres des institutions à charge de la réalisation de la LEPI perdent du temps et de l’énergie pour corriger l’imbroglio créé par Epiphane Quenum. A moins d’étaler encore sur la place publique toute l’étendue de son incompétence Epiphane Quenum vraisemblablement n’a plus rien à dire qui ne dépasse ce qu’il a déjà fait pour arrêter la LEPI. Lundi dernier au parlement, il avait l’occasion de dire tout ce qu’il pouvait. Et le fait de menacer encore de faire des révélations n’est que du chantage politique qui n’inquiète même pas le plus petit des béninois. Hier, un peu comme la réponse du berger à la bergère, la réponse de son successeur ne sait pas fait attendre. Arifari Bako a réagi promptement face à la déclaration de Epiphane Quenum. Selon lui, les chiffres avancés par Epiphane Quenum datent de l’année de 2000 alors qu’il n’y a jamais eu de recensement en cette période. C’est dire que la polémique autour du processus de la réalisation de la Lépi reste entière et le député de la Renaissance du Bénin devrait apprendre à bien réfléchir avant de parler.
Dieu-Donné KATAKOULA


suffisammentgrave