Tous les béninois, en particulier les enfants s’accrochent de nos jours sur la télévision nationale où sont diffusées les séries du feuilleton Burkinabé dénommé « L’As du lycée ». Un feuilleton créé, réalisé et mis en scène par le Dr burkinabé Missa Hébié, qui est une révolution théâtrale pour éduquer le monde et le délivré des vices des mauvaises habitudes. Ce qui est curieux, c’est que les enfants qui auparavant, n’avaient des yeux que pour regarder les feuilletons occidentaux, se sont convertis en disciples d’Ismaël et de Fanny, les deux acteurs principaux des séries du feuilleton « L’As du lycée ». En bon communicateur, le metteur en scène burkinabè Missa Hébie a choisit comme comédiens, des enfants pour entretenir à travers des termes précis, toutes les couches sociales mais aussi et surtout les enfants de leur génération. Le vol, la corruption, le respect de la parole donnée, l’escroquerie, l’excision, la corruption, le danger des sachets plastiques, la lutte contre les faux médicaments, la paresse, la dignité, l’honnêteté sont entre autres les thèmes développés dans les séries du feuilleton « L’As du lycée ». D’une durée courte de 10 Minutes, les séries se concentrent sur les faits sociaux qui constituent des dangers pour la société et donnent ensuite des leçons pour éradiquer ces maux qui minent la société. Notons que ce film retient l’attention de tous les béninois, surtout des enfants qui exigent à leurs parents d’acheter les DVD de « L’As du lycée » à la maison. Mieux, les parents qui ont eu une seule fois l’occasion de suivre l’un des séries de ce feuilleton, s’en servent désormais pour inculquer les bonnes habitudes aux enfants « l’avenir de demain ». Il importe de préciser au passage que ce film, grâce au professionnalisme qui l’a marqué, a raflé en 2009, le prix de la meilleur série vidéo au FESPACO 2009, le prix des Nations-Unies pour le droit des enfants, par décerné UNICET/ Burkina-Faso. Ce film a également gagné le prix africain numérique offert par l’organisation internationale de la Francophonie au festival Vue d’Afrique au Canada en Avril 2009.
Ismaël et Fanny, deux modèles de bonne conduite
Ismaël et Fanny sont les deux acteurs principaux de ce film et en même temps deux modèles pour toutes les couches sociales. En effet, ces deux acteurs principaux de ce film, ont joué le rôle d’éducateur à travers leurs manières de raisonner devant n’importe quelle situation, leur assiduité en classe et leur amitié. « Ce film est très instructif et pourra mieux éduquer nos enfants, par rapport aux feuilletons occidentaux et les théâtres des béninois qui ne favorisent pas une meilleurs éducation des enfants », précise un conducteur de Taxi-moto. Certains béninois trouvent que la marque de ce film est qu’il ait été joué par des enfants de différentes classes sociales qui permettent aux téléspectateurs de tirer des leçons pour la bonne marche de la société. En effet, Fanny est la fille de Pascal, un grand homme d’affaire et la meilleure amie et même la confidente d’Ismaël, fils de Kouka le gardien de Pascal. Le pauvre Ismaël, grâce à l’aide de Pascal fréquente au même titre que Fanny, le lycée des riches du Burkina-Faso ‘’le Lycée moderne les racines’’. Mais, Clémence la femme de la de Pascal, n’a jamais consenti à la générosité de son mari, bien ce dernier soit le plus intelligent et le plus malin du lycée, d’où le nom L’As du lycée. L’autre acteur de ce film est Joe, le fils du ministre d’Etat qui n’a d’égard pour personne même pas pour le proviseur du Lycée. A voir ce film plein d’enseignement, on se demande, ce qui fait les béninois qui ne produisent que des théâtres sans éducation et même qui pourrissent leur éducation de base.
Pipi Wobaho, Prince Yadjo, Dah Soglo, Caïman … œuvrent pour une mauvaise éducation des enfants
« Aucun pays ne peut se développer sans sa culture », dit-on. Au Bénin, c’est à travers la culture que la société est de plus en plus détruite. Le théâtre qui devrait servir de moyen de communication pour informer et sensibiliser l’humanité sur les bonnes pratique, est devenu un devenu au Bénin un moyen pour détruire les bonnes mœurs pouvant contribuer à l’émergence d’un Pays. Quand on s’amuse à comparer le feuilleton « L’As du lycée » et les théâtres des compagnies théâtrales, l’on se rend bien compte d’une différence inestimable tant sur le plan professionnel qu’éducationnel. Les nôtres ont pris pour option de faire rire les béninois, sans tenir compte dans leurs œuvres, ni de l’éducation des enfants ni de leurs avenirs. Des théâtres peints de violences, de l’impolitesse, de mensonges, de voyoucraties qui normalement ne doivent pas bénéficier de l’appui du fonds d’aide à la culture. Il importe que la DFAC étudie en amont les œuvres théâtres et voir l’intérêt pour l’éducation des enfants avant d’appuyer financièrement les initiateurs. Par ailleurs, il est souhaitable que le ministère de la culture fasse un toilettage en imposant des normes aux praticiens du théâtre entre autres Pipi Wobaho, Prince Yadjo, Dah Soglo, Caïman afin qu’ils ne rendent pas vicieux les enfants qui ont droit à une éducation de qualité. Il y va de l’intérêt supérieur de la nation.
Henri MORGAN



cc est ce ke vous pouriez me dire sur kel chaine ont trouve cette séries jaime trop