Le mandat de l’actuel bureau de la fédération béninoise de karaté do, et dirigé par Charlemagne Lokossou est arrivé à terme depuis le 28 mai dernier. Et un mois après, c’est-à-dire le 26 juin prochain, il sera organisé l’assemblée générale élective.
Charlemagne Lokosou a t-il accompli sa mission à la tête du comité exécutif de la fédération béninoise de karaté-do ? La réponse à cette interrogation sera connue le 26 juin prochain au terme d’une assemblée générale élective. Depuis le début du mois, il a été déjà procédé au lancement de l’appel à candidature. A moins de deux semaines des travaux de cette assise, plusieurs candidatures ont été enregistrées. Au poste du président, on murmure certains noms dont l’ancien président et actuel vice président du bureau actuel, Yves Mohamed Paraïso.
En prenant les rênes de cette discipline en 2006, le jeune professeur d’Université Charlemagne s’est assigné comme mission de redorer le blason de l’art martial japonais au Bénin. Et en l’espace de quatre ans beaucoup d’actes ont été posés même si, tant qu’il reste à faire, rien n’est encore fait. Pour bon nombre d’acteurs du karaté béninois, l’actuel bureau aura beaucoup œuvré pour le rayonnement de cette discipline. Les activités statutaires ont été régulièrement organisées. Le Bénin s’est souvent illustré lors des compétions internationales. En somme, des actes concrets qui parlent d’eux-mêmes. Pour la première fois et sous le règne du bureau de Charlemagne Lokossou, le Bénin a abrité les championnats d’Afrique de la discipline. Une complétion couronnée de succès avec des médailles pour le pays. Aux derniers championnats cadets du monde au Caire, le Bénin n’a pas été ridicule. L’espoir du karaté béninois, Océane est même rentrée avec une médaille au cou. Autant de lauriers remportés par le Bénin. A vrai dire, le bureau dirigé de main de maître par le jeune et très ambitieux président Charlemagne Lokossou a su imprimer à son équipe un bon rythme de travail. Le karaté béninois, depuis 2006 a repris. Sans risque donc de se tromper, l’on peut d’ores et déjà affirmer que Charlemagne Lokossou a accompli sa mission et risque d’être plébiscité lors de la prochaine assemblée générale élective. Mais, certaines sources murmurent déjà son départ. L’homme, dit-on, aurait déclaré qu’il ne serait plus candidat à sa propre succession. IL a préféré quitter les choses avant que les choses ne le quittent. Joint au téléphone, charlemagne Lokossou nous déclaré que rien n’est moins encore sûr. « Nous nous préparons pour faire notre bilan. Ce sera à la faveur d’un point de presse », a dit-il indiqué. Pratiquant de karaté depuis près d’une trentaine d’années, Charlemagne Lokossou a fait partie de l’équipe nationale kumité. Champion en toutes catégories confondues pour ses sélections, OPEN, équipe. C’est donc quelqu’un du milieu qui a l’honneur de gérer la discipline pour le compte de la plus grande instance du Bénin. Professionnellement, c’est un professeur d’Université. Discret, simple et honnête, il n’aime pas du bruit autour de lui. Sa collaboration avec la presse sportive du Bénin au cours de son mandat a été bien appréciée. Il était donc l’homme qu’il fallait pour cette discipline. Mais, des esprits malins et jaloux complotent déjà pour son départ.
Qui est l’homme ?
Marié et père d’un garçon, prénommé Harold, Charlemagne Lokossou est certainement le plus énigmatique des Présidents que la fédération a connu. Pour cause, d’abord sa discrétion légendaire. Généralement effacé et homme des dossiers et des couloirs, son parcours estudiantin, professionnel et associatif est riche en couleur mais marqué d’un trait commun : c’est l’homme de l’ombre. Ce n’est certainement pas par hasard que le début de son mandat a été marqué par de grandes réalisations, frappées d’un silence assourdissant pour tous les karatékas, habitué certainement que notre président était de l’ombre. Mais la fonction a révélé un homme d’action, un homme de décision, un homme de négociation.
Etudiant, le Président a été un grand militant des mouvements universitaires. Après quelques années dans le monde professionnel, il va faire une formation spécialisée de haut niveau au Canada. De son retour, il crée son cabinet de conseil en ressources humaines et management et travaille avec les plus grands organismes, notamment un des plus grands bureaux d’étude au monde.
Diplomate mais obstiné, celui qui est en charge du karaté béninois depuis 2006 a un mandat bien réussi.
Nazaire César VIKOU

