‘‘Le présent n’a pas d’avenir en Afrique.’’ Est à jeter à la poubelle en tout cas le présent africain de cinquante ans de dite indépendance, qui n’a rien connu du ‘‘in’’ privatif. Et quand on parle de choses pour la poubelle, il ne faut pas penser nécessairement au genre Bokassa, Mobutu, Eyadema, etc., avec, ici, une dictature sanglante et ses hommes et femmes jetés vivants dans la lagune de Bè, avec, là-bas, une dictature également sanglante faite en plus de brigandages échevelés et de gâteaux d’anniversaire amenés de Paris par la flotte présidentielle, avec, plus loin, un empire grand-guignolesque, anthropophage, et qui se sert de la canne impériale pour crever les yeux aux écoliers affamés. Ces présents des cinquante ans d’indépendance dite sont nés dans la poubelle et doivent y rester, et c’est en vain que des fils, ici et là, prennent la relèves des papas fantasques et sanguinaires pour prolonger à l’infini le crime. Il n’y a pas d’infini, il y a le crime qui crève l’œil et sur lesquels nous dons refermer la poubelle pour que leur senteur de putréfaction ne vienne pas flotter sur les temps nouveaux. Or donc, le présent qu’il faut mettre à la poubelle, qu’il faut rajouter aux choses déjà dans la poubelle, et dont on ne se doute pas nécessairement de la putréfaction, c’est ce présent apparemment présentable, fait de Senghor l’agrégé, qui ne s’est jamais consolé de ce que, sur les bords de la Seine, l’on ne l’ait jamais pris pour un homme à part entière, nonobstant l’agrégation de grammaire. Il a beau avoir intégré le club parisien des immortels et être mort français dans l’Hexagone, l’Hexagone, qu’il servit bien sa vie durant, lui fit bien comprendre qu’il ne fut jamais qu’un bon garçon de course, en oubliant de se faire représenter officiellement à ses obsèques en terre sénégalaise. Une délégation officielle, ce n’est pas pour la valetaille, autorisée à venir se faire soigner ‘‘chez nous’’ jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mais de grâce, qu’elle aille se faire enterrer chez elle L’Afrique est bonne pour les os destinés à blanchir. Exit donc Senghor avec toutes les littératures de frustration qui font à l’Afrique noire l’âme pleurnicharde et demanderesse de l’aide, encore de l’aide, toujours de l’aide. Et il y a aussi Houphouët le Bélier, littéralement cousu d’or, de l’or massif de la représentation du bélier son animal totem, de l’or massif de son cercueil à ce que l’on dit. Dans son village, natal où les planteurs ne sont pas abonnés à la messe dominicale des catholiques, il a élevé l’équivalent de la Basilique Saint-Pierre de Rome, dont il a fait don au Saint-Père qui ne le lui a rien demandé. Quand on arrive à de telles extravagances au milieu de la savane, c’est sûr qu’il y a du bon pour la poubelle. Malgré la légende qui veut qu’il se soit éteint finalement chez lui, précisément le jour anniversaire de ladite indépendance, Il est bien mort où ils meurent tous, car nonobstant la basilique et sa rutilance, il n’y avait pas et il n’y a toujours pas chez lui un hôpital digne de ce nom et capable de dispenser les soins dont avait besoin son auguste personne. Du moins n’avait-il pas de lui-même une mince opinion. Il se considérait comme un roi qui ne devait pas connaître son successeur de son vivant. Fort de quoi, il a laissé la guerre en héritage au peuple. Et toutes les poubelles du monde ont vocation à accueillir joyeusement de telles putréfactions qui nous cachaient leur nom. Faut-il vraiment faire mention aussi du cas Albert-Bernard converti en Omar ? Les parturientes de la capitale accouchaient et accouchent à même le sol. Lui-même, respectueux de la tradition de ses pairs africains, est allé rendre l’âme dans le luxe hispanique et non hexagonal, car ils ont le choix du luxe pour mourir. Non, on ne fera pas mention nécessairement du cas Omar, car il faudrait ramener aussi tous les sages d’Afrique, encensés par leurs maîtres à l’extérieur pendant que ou parce qu’ils faisaient le malheur des peuples à l’intérieur. A la poubelle donc sans discussion, tant il est évident qu’il faut aller ailleurs. Ailleurs mais où ? Il suffit pour l’instant de savoir que ‘‘le présent n’a pas d’avenir en Afrique’’ et qu’il faille déménager maintenant après cinquante ans de tamis, lequel tamis nous a révélé que nous avions affaire à de la putréfaction avancée parfois cachée sous des dehors recevables. Il faut en finir avec le présent pour inventer l’avenir. C’est ce qu’il y a à faire.
3 commentaires
URL TrackBackil a parfaitement raison on s acharne a faire de la politik alors que le peuple moisie dans la misere.il n aura pa un meilleur lendemain je vous assure loin d etre 1 pessimiste je suis realiste
Les Akowes ne sont aucunement le probleme. Sans Akowe on serait encore entrain de lire le soleil. Une cause par exemple est l’abscence de leaders politiques ayant une vraie vision de la Nation. On a beaucoup de grands diplomes pas forcement des intellectuels qui parlent francais voir Anglais mais qui pensnt encore en chefs de clan d’un village. C’est a dire NOUS V Les autres clans du village beninois



Après ce discours que retenir?
Notre vrai problème, savez-vous, c’est nos « Akowés »
Pendant 50 ans on a parlé beaucoup français et puis plus rien!!!!!!!!