Le 06 avril dernier le régime du changement et son leader ont célébré leur quatrième anniversaire à la tête de la nation béninoise. Cette fête qui intervient dans des conditions plutôt difficiles n’a pourtant pas laissé indifférents les béninois qui ont apprécié à leur manière le travail abattu par le président Boni Yayi depuis 2006. Dans la foulé un expert en gestion et en audit a livré son point de vue à travers un entretien qu’il a accordé à vote journal. Il s’agit de Martial Sounton qui est un artisan de départ du concept défendu par Boni Yayi.
Le Pays émergent : Mr Martial Sounton, le régime du changement vient de boucler 4 années d’exercice du pouvoir. Quel bilan faites-vous par exemple sur le plan politique lorsqu’on considère la crise qui sévit actuellement dans ce domaine?
Est-ce que la crise politique est synonyme de mauvaise gestion politique ? Je pose la question parce que, le baromètre d’une bonne gestion politique est le fonctionnement régulier des institutions de la république. Et pour ce que je sais, toutes les institutions fonctionnent comme il se doit. Mieux le principe de gouvernance concertée est aujourd’hui très actif sur toutes les grandes décisions de la nation. Le bilan est donc positif.
Comment expliquez-vous alors les tensions qui caractérisent actuellement la scène politique béninoise ?
- Je crois qu’il faut faire la part des choses. La bonne gestion politique vise à terme l’épanouissement du peuple. Et c’est ce que le pouvoir du changement s’atèle à faire. Les crises actuelles sont dues au fait que les hommes politiques du Bénin ne pensent qu’à eux et non au peuple. Le Chef de l’Etat se préoccupe pour le peuple et travaille pour lui et naturellement les vautours sont mécontents.
Voyez comment les charognards se préoccupent du peuple. Ils marchent pour soutenir la grève des agents de santé pendant que les malades meurent dans les hôpitaux. Ils ne peuvent pas apaiser le peuple et lui proposer une alternative.
Si vous estimez que le politique se porte bien, que dire alors du volet social qui est mis à rudes épreuves depuis peu ?
- Les béninois savent que Yayi a fait des efforts importants dans la limite des moyens de l’Etat. C’est la première fois qu’on parle au Bénin de prospérité partagée et c’est la première fois que les couches les plus vulnérables sont ciblées par des actions concrètes : césarienne gratuite, enseignements maternel et primaire gratuits, réalisation de nombreuses infrastructures sociocommunautaires au profit des populations défavorisées, les micros crédits aux plus pauvres. De sérieux efforts sont faits depuis 2006 pour l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement. Il ne faut donc pas regarder les grèves qui sont depuis quelques temps sans raisons avec des syndicats qui sont près à tout pour des questions de primes. Je crois à ce niveau que le travail qu’il reste à faire c’est le changement de mentalité. Car j’ai l’impression que les politiciens béninois ont une mentalité anti-développement ce qui les amène à se soulever contre les hommes de développement.
Mr Martial Sounton, pour en venir au domaine économique que peut-on faire comme bilan ?
- Ici aussi les choses se sont améliorées. Il y a eu, ce qui est fondamentale, la création de la richesse, l’assainissement des finances publiques et d’importantes décisions courageuses. La mécanisation de l’agriculture, le retour de l’escorte des véhicules occasion dans le patrimoine de l’Etat, les réformes dans le monde des GSM sont autant d’actions qui ont permis de faire des investissements dans le pays. Aujourd’hui, l’environnement des affaires s’est considérablement amélioré dans le pays. Mais toutes ces actions ont été un peu sabotées par les différentes crises qui ont secoué le monde et partant le Bénin. Ce que je souhaite, c’est que la stabilité revienne et permette aux béninois de jouir des efforts de leur gouvernement.
Peut-on alors conclure que le Bénin en quatre ans a mieux évolué qu’il ne l’était ?
- Les étrangers qui passent des séjours chez nous ont souvent témoigné que ça bouge. Les béninois de l’extérieur sont émerveillés une fois de retour au pays. Si les autres reconnaissent que ça avance pourquoi voulons-nous dire le contraire ? Soignons honnêtes le Bénin a changé et changera davantage avec YAYI BONI .Ceux qui ne veulent pas voir ne verront jamais.
A un an de la fin du premier mandat de Boni Yayi que pensez-vous de sa réélection ou non à la tête du pays ?
- A chaque jour suffit sa peine, et, le lendemain prendra soin de lui-même. Ma prière est que la cinquième année soit pour tous les béninois une année de paix de prospérité et de concorde pour tous.
Réalisé par Mathieu Dahandé

