Le Bénin se présente aujourd’hui comme un Etat embryonnaire en pleine édification. Tous les secteurs sont en train de se régénérer et on pourrait évoquer pour qualifier ce qui se passe actuellement le terme de métamorphose. La vie publique se métamorphose au Bénin. Et dans cette cascade, un secteur, sinon deux, retiennent notre attention. Les agents de santé ont occupé le tapis avec leurs revendications non stop : prime de risque, de rendement… et prime d’arbre de Noël. Le vase a débordé et le liquide s’est répandu. Ceux qui en ont eu les habits mouillés se sont rendus au séchoir traînant les autres à leur suite. La grève dans ce secteur a été très tôt ou trop tard, mais qu’en même cassée. Pendant ce temps, les enseignants continuent de rouspéter, demandant primes sur primes et augmentation sur augmentation. Et comme personne ne les écoutait, ils ont décidé de bloquer le système éducatif avec la paralysie générale des écoles lycées et collèges, et abandonnant les enfants à la rue. Si les agents de santé ont oublié qu’ils ont prêté le serment d’Hippocrate, les enseignants eux ne savent plus que leur métier est une vocation, un sacerdoce. Au cœur de ce dédale, il faut pourtant retenir qu’on cache certaines vérités qui doivent en réalité permettre de se tenir un peu tranquille surtout lorsqu’on parle des enseignants. Il y a en effet trois vérités fondamentales et essentielles à connaître pour que cesse toute spéculation.
La première vérité c’est que le secteur de l’éducation a constitué pour le président Boni Yayi un secteur primordial depuis son avènement au pouvoir en 2006. C’est ce qui justifie les nombreux efforts consentis pour sortir ce monde de son état regrettable. Augmentation de salaire, allocation de diverses primes pour valoriser la fonction enseignante au point ou ce métier qui n’attirait personne par le passé a commencé par susciter des vocations. Reversement d’enseignants vacataires ou communautaires, apurement des dettes salariales, titrisation des dettes antérieures sont autant de choses à mettre au chapitre des réalisations sous Yayi. C’est donc une vérité à savoir si les enseignants jusqu’alors qualifiés par leur mobylette ou leur vespa ont commencé par s’acheter de grosses motos voir même des voitures pour se déplacer.
La deuxième vérité qui découle directement de cette première, c’est que face au tableau des réalisations, on peut se convaincre facilement de ce que les éducateurs de nos futurs responsables sont devenus un peu trop gourmands. Ils veulent éventrer la poule aux œufs d’or pour jouir une fois pour toute de cette mine. Ils ont affiché des ambitions véritablement démesurées vis-à-vis de leur cheval donateur, ce qui a finit par sortir exacerbé le maître des maîtres et qui l’a poussé à cracher le feu.
La troisième vérité qui se laisse lire très facilement aussi est liée au durcissement des mouvements de grèves après la rencontre avec le chef de l’Etat. Pour tout argument en effet, les magisters de nos écoles lycées et collège évoquent les salaires des ministres ou des hauts fonctionnaires de la république. Et c’est là une bien grave erreur puisque les saintes écritures qui disent que l’ouvrier mérite son salaire ajoutent qu’à chacun selon sa mesure. Le ministre n’est pas ou n’est plus un enseignant et ce dernier n’est pas un ministre quoi que plus ou moins intellectuel. Il s’agit de fonction politique et de fonction corporatives à ne confondre dans aucun cas. Si quelqu’un veut être ministre, qu’il fasse de la politique et abandonne la craie, et là il subira le sort réservé aux gens de cette catégorie. Dans la situation socio-économique du Bénin ou les maison des fonctionnaires politiques se transforment en des centres sociaux, comment prétendre que le ministre peut gagner le même salaire qu’un enseignant ? D’ailleurs dans quel pays cela s’est-il passé une fois de cette manière pour qu’on veuille que le Bénin en copie l’exemple ?
La vérité est amère. Cela signifie que si elle est dure à accepter, elle est tout de même visible et concrète. Voilà ce qu’il faut savoir, opposants syndicalistes ou mouvanciers et qu’on refuse d’accepter pour le bonheur des uns et des autres.
Mathieu D


Les laudateurs sont bons pour les cours. En république, ce qui importe, c’est le cap. Que visons-nous et à quel horizon ? Sommes-nous tous d’accord (je veux dire ceux qui comprennent les enjeux et ce n’est pas une infantilisation des autres).
Le Bénin appartient aux Béninois et non à une classe particulière. Mais tous les citoyens d’un pays ont le devoir d’oeuvrer pour que leur patrie avance.
Qu’en est-il du Bénin ?
Parfois on dit au pays à une personne que l’on juge irresponsable qu’en la regardant on pleure alors qu’elle même rit. C’est le cas de l’urbanisation dans ce pays. Si ce n’est de la situation qui y a cours dans tous les domaines évidemment. C’est la jungle. Aucune règle ne s’y respecte: les citoyens les connaissent-ils d’ailleurs ?
Autant la revalorisation du revenu des enseignants ne peut être considérée comme une action d’un homme tout président qu’il est, si les enseignants le méritent. Il faut évaluer leur activité et leur payer une juste rémunération contre prestation.
De même, l’activité d’un employé devant faire l’objet d’un contrat, il convient de définir les conditions de rupture et les sanctions qui s’imposent lorsque le contrat n’est pas respecté.
La grève des enseignants laisse un goût amer au pays parce qu’ils ont pris en otage la jeunesse. Le droit de grève se doit d’être encadré pour ne plus en arriver là. Qui grès doit accepter de ne pas être payé pour ses heures de grève. Ne soyez pas surpris de la libéralisation à tout-va quand on en arrive à des aberrations de ce type où l’on paie pendant 3 mois des employés qui n’ont pas honorés leur part de contrat. Force doit rester à l’Etat et non au président. Redéfinissons les rôles de chacun dans la République pour des lendemains meilleurs.