Pourrait-on dire aujourd’hui que tout va encore mieux dans le Bénin du changement ? La réponse à cette question est indubitablement non. Aux côtés de la crise politique causée par la bataille Mouvance/Opposition, c’est la crise sociale qui a refait surface avec son lot de conséquences. Ecoles fermées avec enseignants et apprenants dans les rues, centres de Santé fermés avec leurs agents dans les rues et les malades régulièrement admis à la morgue ou au cimetière, au lieu des salles d’urgences et de réanimation, fonctionnaires de tous ordres régulièrement en sit-in et que sais-je encore ? Le Bénin sous l’ère du « généreux » docteur Yayi Boni semble dans une zone de turbulence. Et, apparemment, rien ne pourra arrêter les virils syndicalistes toujours en érection si ce n’est, la satisfaction de leurs besoins ou revendications. La récitation du chapelet bienfait ou d’amélioration de leurs conditions de vie et de travail à eux donné par Yayi et son gouvernement ne semble pas ébranler l’ardeur d ces syndicats. Azoua, Todjinou, Affagnon et consorts sont décidés à faire mordre la poussière à Boni Yayi si toutes leurs revendications ne sont pas satisfaites. Aux côtés des syndicats, la crise politique qu’on croyait à son paroxysme ne vient en fait que de commencer. Outre les nombreuses récriminations de l’Union fait la Nation à l’égard du régime Yayi, c’est le comportement de la Cour constitutionnelle ou de la Cour suprême dans le dossier LEPI qui risque de tout faire basculer. Car, après l’abrogation de la loi 2009- 10 du 13 mai 2009 portant organisation du RENA et de la LEPI, l’opposition en tout état de cause ne semble pas disposée à accepter que cette loi d’abrogation de la LEPI soit cassée par l’une quelconque des cour habilitées à statuer en la matière. Malgré la réunion du 09 mars 2010 au palais de la présidence qui a abouti à la mise en place d’un groupe de travail, les députés de l’Opposition sont décidés à faire réaliser à Yayi et à son gouvernement, la LEPI que, eux, ils souhaitent. Et sur le fait, le message de l’opposition est clair. « Oui, nous voulons de la LEPI mais pas pour 2011 ». Car la nouvelle proposition de loi sur la table des députés consacre un rallongement des délais et une remise en cause de la situation actuelle. Ce qui conduira le processus à terme courant juillet- septembre 2011.
Sur le front politique et social, Boni Yayi est en difficulté et doit savoir prendre de très bonnes décisions. Car, à mesure que les jours passent, le pays semble de plus en plus « ingérable », pour lui sinon difficile à gouverner pour lui. Le niveau du mercure social et politique serait en train d’entrer dans la zone rouge. Et il va falloir que Boni Yayi qui, au cours de ses trois premières années de gestion, a bénéficié d’un état de grâce à nul autre pareil et accordé aussi d’énormes avantages aux travailleurs de l’Etat, sache négocier avec syndicalistes et politiciens pour sauver la barque Bénin. Car si elle venait à chavirer, l’histoire retiendra que, outre Mathieu Kérékou en 1989, c’est sous le règne de Boni Yayi que le Bénin a basculé.
Dieu-Donné KATAKOULA



1- Quelqu’un a déjà dit: <>.
2- Le président yayi doit comprendre que lorsqu’on met des oeufs de serpent à faire couver par une poule, la suite réservée à la poule après la sortie des jeunes serpents de la coque, vous le connaissez!
3- Yayi doit comprendre que ce que lui-même a semé, c’est cela qu’il récolte et il doit comprendre également que même l’eau SALE éteint le feu.
4- Par où un individu est passé pour atteindre la cîme d’un arbre, c’est par le même chemin à l’inverse qu’il doit passer pour descendre, si non, la suite vous le savez égalemen!!!