Sauf exécution d’agenda machiavélique caché de l’un ou l’autre des camps, le processus de réalisation de la LEPI sort de l’impasse et devrait aller à son terme. La LEPI consensuelle que les détracteurs de la bande à Epiphane Quenum appellaient de tous leurs vœux pourra finalement se poursuivre. C’est la conclusion qu’on peut tirer de la séance d’évaluation du processus de réalisation de la LEPI qui a eu lieu hier au palais de la présidence entre tous les acteurs impliqués. A cette séance de vérité, étaient présents outre le gouvernement, la société civile et les partenaires au développement, l’opposition c’est à dire d’un côté l’Union fait la Nation représenté par Kolawolé IDJI, Bruno Amoussou, Moukaram BADRAOU, Eric Houndété et autres et de l’autre le G13 représenté par les honorables Basile AHOSSI et Arifari BAKO. Face à cette imposante délégation de l’opposition, la mouvance était aussi représentée par l’UMPP et les FCBE. Des rapports présentés à la séance par les responsables de la Commission Politique de supervision de la LEPI et de la MIRENA, il ressort de nombreux dysfonctionnements. Dysfonctionnements nées selon le rapport des lacunes même que présente la loi sur la LEPI et les antagonismes qu’elles créées dans son interprétation et son application. Après cela, chacun des camps présents a pris la parole. Pour sortir de l’impasse selon Amoussou Bruno, il faut procéder à la mise en place d’un groupe de travail sur la réalisation de la LEPI. Un groupe qui travaillera à corriger les dysfonctionnements et aplanir les divergences et au sein duquel, seront représentées toutes les forces politiques. Et, pendant que ce groupe de travail sera à l’œuvre, la LEPI peut être mis en veilleuse. Et c’est justement ce qui n’est pas du goût du représentant du G13 , l’honorable BAKO Arifari. Pour lui l’idée de la mise en place d’un groupe de travail sur la LEPI est irréfutable. Mais, la mise en veilleuse des activités de la LEPI pendant que le groupe de travail est à l’œuvre est inacceptable. « Nous ne pouvons pas sortir de cette salle sans des propositions concrètes » a-t-il poursuivi. Il propose alors que ce groupe de travail soit rapidement mis en place et qu’il dépose son rapport au plus tard le 15 Mars 2010. A Cette proposition de BAKO Arifari tous semblent d’accord. Du moins on ose le croire. Le chef de l’Etat, le docteur Thomas Boni Yayi qui a eu l’humilité d’organiser cette séance afin de recueillir les avis des uns et des autres a une fois encore lancé un appel à tous les acteurs politiques et à toutes les forces vives pour qu’un consensus technique soit trouvé au plus tôt pour la poursuite de la réalisation de la LEPI.
Un succès patriotique
Au-delà des propositions issues de cette séance de travail dont beaucoup prédisaient une fin en queue de poisson et qui témoigne de son succès et de l’opportunité de son organisation c’est la participation de tous les acteurs politiques qui est en fait le vrai succès. Contre toute attente, Amoussou et sa bande d’unionistes de la Nation et les jeunes fougueux du G13 ont pris part activement à cette séance aux côtés du gouvernement et de la mouvance présidentielle en faisant des propositions concrètes. Ce qui témoigne, que la LEPI consensuelle qu’ils appellaient de tous leurs vœux était une vraie préoccupation pour eux. Cette participation témoigne aussi de l’esprit patriotique qui anime tous les acteurs de la vie politique nationale. Dans d’autres pays, les opposants font toujours la politique de la chaise vide quand il s’agit de discuter des questions touchant l’intérêt du pays et à même de ramener la paix. Car la plupart d’entre ces politiciens africains sont des pécheurs en eau trouble. Après donc la conférence nationale, l’organisation de cette séance d’évaluation de la LEPI représente aussi une preuve l’esprit de consensus et de patriotisme qui ont toujours animé toute la classe politique béninoise. C’est encore une preuve que pour tous les béninois, politiciens ou non, la patrie et la préservation de l’unité nationale passent avant tout.
Dieudonné KATAKOULA

