Depuis le début de l’année en cours, les ministères pour la plupart fonctionnent au ralenti. On pourrait même dire que certains ne tourne pas du tout. La raison selon les cadres de l’administration publique c’est que les budgets ne sont pas ouverts. Certains pensent même que le chef de l’Etat serait en train d’attendre le prochain remaniement pour autoriser les délégations de crédits afin de faire fonctionner l’administration en général et les ministères en particulier. Mais lorsqu’on se renseigne un peu on constate que ce n’est pas exactement ce qui se passe. En effet selon des informations recueillies auprès de sources dignes de foi, le budget 2010 serait géré sur négociation. Les cadres des ministères, s’ils veulent fonctionner et exécuter tout ce qui est programmé dans leur plan de travail annuel doivent aller négocier avec la direction générale du budget pour l’octroi de crédit. C’est ainsi que ceux qui sont habile et qui sont dans le réseau ont déjà réussi à recharger leur crédit jusqu’au 2èmè ou au troisième trimestre alors que d’autres courent toujours pour le premier trimestre sans succès. La République serait donc actuellement gérée sur négociation à l’insu de son président qui fait d’énormes efforts pour son développement. Sachant que tout le monde sera évaluer sur les mêmes critères, on pourrait alors affirmer sans risque de se tromper que la direction générale du budget constitue un véritable handicap pour l’émergence de la nation. L’un des grands responsables de cette situation, c’est le ministre Idriss Daouda de l’économie et des finances qui en dehors même de ce dossier représente un obstacle majeur pour la visibilité des actions de Yayi parce que bloquant tout dossier de financement ou d’allocation qui passe par son ministère. Ce qui est sûr, la situation telle qu’elle est actuellement vécue ne favorise guère l’évolution puisque certains ministères pourraient atteindre 100% d’exécution de leur budget alors que d’autres en seraient à moins de 10%. Dans d’autre circonstance on pourrait parlez de complot contre la nation. Et il est très important que de tels agissements soient bannis de l’administration béninoise pour lui permettre d’être au service du développement.
Mathieu Dahandé

