Le constat est décevant, l’image est triste, insupportable à vivre, des malades aux regards espérant qui n’attendent qu’une petite attention des Hommes en blanc ne serait que pour goutter un peu aux saveurs de la vie. Mais faute de l’inattention et du manque d’affection de ces Hommes que nous appelons les apôtres d’Hippocrate qui pour une raison de primes et non de salaires laissent consciemment nos chers parents succombés. Lorsque dans une république pauvre ne disposant pas de ressources qu’on peut aisément exploiter les choses se passent ainsi, on est obligé de remuer une énième fois les méninges pour comprendre mieux la situation et savoir où on va. Pour mémoire, tout est parti d’une question de prime appelé prime de risque que le chef de l’Etat dans son souci de satisfaire les revendications du corps de la santé a accordé aux médecins praticiens au détriment des hospitaliers pratiquants. Du coup les pratiquants hospitaliers ont protesté contre cette illégalité mais sans trouver satisfaction malgré la ferme promesse du chef de l’Etat. Une situation qui a conduit à l’opposition entre les médecins praticiens et les hospitaliers pratiquants. C’est le fruit de cette lutte ou chaque groupe tire le drap de son côté qui jaillit désormais sur les pauvres malades de ce centre de référence qu’est le CNHU. Les deux corporations n’ont trouvé outres mesures que de sacrifier la vie des patients ? La seule issue en attendant que le gouvernement ne règle la situation et que le serment prêté par nos chers hospitaliers soit respecté serait de se remettre à Dieu en demandant sa clémence et son secours. Car perdre un prochain en sachant qu’il peut se sauver par un petit geste des grévistes est écœurant. L’heure est grave !
R. FAGLA

