Epiphane Quenum n’est plus le président de la Commission Politique de supervision de la LEPI. Il a en effet été destitué depuis mercredi par les membres du bureau de la CPS . Seulement, cette destitution de Quenum Epiphane a surpris plus d’un. Car à l’allure ou vont les choses et vu que l’opposition qui réclamait sa tête était en minorité au sein de la CPS LEPI, nul, ni même Epiphane Quenum ne pouvait pressentir qu’une telle décision allait être prise à une large majorité des membres du bureau de la CPS. Mais ce qui étonne le plus, c’est le vote de certains représentants proches du pouvoir au sein de la CPS. Car en définitive sans le soutien de ceux là, la destitution de Quenum Epiphane ne serait jamais possible. Ce qui voudra t- il dire que les représentants du pouvoir ayant voté pour cette décision ont soit délibérément choisi de le faire contre les instructions de leurs mandant ou bien, qu’ils ont reçu des ordres venant d’en haut.Dans tout cela, la deuxième hypothèse semble plus plausible et pourrait être interpréter comme un geste d’apaisement de la part de Boni Yayi envers ses adversaires de l’Union fait la Nation. En effet, après l’échec de la tentative de déclarer irrecevable la proposition de loi d’abrogation de la LEPI, après ses excuses qui témoignent de l’incompétence, de l’amateurisme ou du sabotage de ses conseillers juridiques tels Max Awèkè, Lionnel Agbo ou encore le ministre chargé des relations avec les institutions et son homologue de la justice, le président Yayi se devait de montrer des gestes d’apaisement pour ne pas envenimer la situation. Aussi, la récente visite d’une mission de l’ONU sur la situation et les conclusions que les disciples de Ban Ki Moon ont pu tirer sur la façon dont la CPS est dirigée mettait Epiphane Quenum sur une chaise éjectable. Par le vote positif des représentants de la mouvance pour la destitution de Quenum, Boni Yayi veut montrer qu’il n’est pas un jusqu’au boutisse. Reste maintenant à désigner un président consensuel pour la CPS. Ce président dont certains pensent à tort ou à raison que ce serait Bako Arifari doit ménager toutes les susceptibilités et pouvoir rassembler autour de lui toutes autres forces qui prennent part à la réalisation de la LEPI. La réale politique pourrait-on dire à eu raison du va-t-en guerre Epiphane Quenum. En entendant que Boko ne soit élu, la LEPI peut toujours continuer à battre de l’aile.
D K


