L’entourage de Boni Yayi est pourri. C’est le moins qu’on puisse dire au regard des derniers évènements enregistrés ces derniers temps. Des déchirures internes. Et le dernier acte en date est le spectable désolant auquel se sont livrés la semaine écoulée, le coordonnateur des FCBE et le vice président de l’UMPP lors de la convention de l’Union fait la nation et enfin l’échec du congrès de l’UMPP. Tous ces actes au sein d’une majorité déjà en proie à une guerre de leadership et à la division intéressée ne laisse personne indifférente. Pendant que les âmes innocentes s’évertuent à convaincre le peuple béninois en vue d’une continuité de l’action dans l’espérance, certains gloutons de la politique qui ne pensent qu’à leurs ventres se font passer pour les plus proches de Yayi et créent des problèmes à la gestion efficiente de la république. Au départ, à la naissance des Forces Cauris pour un Bénin émergent, on avait cru que des citoyens honnêtes et patriotes voulaient faire bloc autour du chef de l’Etat pour éviter au peuple l’erreur de 1996. Puis ensuite, l’UMPP naît et s’est voulue un creuset de rassemblement de tous les partisans du président de la république. L’espoir suscité était à la hauteur de l’engouement. Les débats sur les ouvriers de première et de dernière heure devaient enfin trouver leur issue. Mais, il a fallu attendre quelques jours pour voir le conflit flagrant entre FCBE et UMPP s’étaler au grand jour. La guerre de positionnement et de rapprochement a pris le dessus rapidement laissant aux oubliettes le combat politique pour la réélection du chef de l’Etat, l’objectif premier de tous ces différents rassemblements. Et comme si la crise entre ces deux ensembles ne suffisait pas, chaque regroupement s’est lancé dans ses problèmes internes. A la FCBE, la dégradation de la situation politique a provoqué la démission de certains députés et le retrait d’autres qui sont même allés jusqu’à voter contre le budget de l’Etat exercice 2010. Actuellement, l’alliance tourne au ralenti, surtout depuis que l’honorable Chabi Sika qui donne le ton du travail est occupé à la CPS pour la réalisation de la LEPI. A l’UMPP, la crise interne a poussé dernièrement l’UDD-Wologuèdè à claquer la porte et la clique à Babassa et Frédéric Béhanzin à prendre position. A toutes ces situations politiques vient s’ajouter le mauvais fonctionnement des structures du palais qui devaient faciliter la tâche au président Boni Yayi. La coordination politique du palais de la présidence est quasi-inexistante et celle de la jeunesse morte. Mieux, les cadres qui entourent le président ne lui disent pas la vérité sur ce qui se passe dans le pays. Ce feuilleton macabre qui ne finit pas de décliner ses épisodes a pour but de faire échouer Yayi en 2011. Il faut qu’on ose le dire afin que les indéboulonnables qui s’accaparent la chose républicaine soient remis à leur place parce qu’ils empêchent toute initiative porteuse d’espoir.
Comment Azatassou, Elègbè et Zinzindohoué ont étouffé l’UJMP
L’Union des jeunes de la majorité présidentielle plurielle devait voir le jour au lendemain de la naissance de l’UMPP pour réunir toute la jeunesse proche du chef de l’Etat dans une synergie d’action pour pousser au développement. Mais très tôt, cette initiative a échoué non pas parce que les jeunes sont incapables de s’organiser mais à cause de certains artisans de l’ombre. D’abord, c’était le coordonnateur FCBE Eugène Azatassou qui a voulu détourner le projet et en faire l’union des jeunes FCBE, ce qui n’a pas fonctionné. Ensuite, c’est le tour du conseiller politique du chef de l’Etat qui voulait tout contrôler au sein de la nouvelle association. Et puisqu’il n’y arrivait pas à choisir de ne plus accompagner le mouvement. Enfin, le ministre de l’intérieur Armand Zinzindohoué qui a voulu que tout se passe sous son parrainage, ce que les jeunes n’ont pas accepté estimant qu’il n’est pas une référence en matière politique. Voilà les raisons pour lesquelles les personnalités suscitées ont décidé de faire tenir un congrès des jeunes FCBE à Parakou sans associer les initiateurs de l’UJMP. Mais, tous ont échoué. Et depuis, plus rien pour ordonner les jeunes soutenant les actions du chef de l’Etat. Du coup on se demande quel est le rôle du conseiller technique à la jeunesse du président de la république s’il est incapable de réunir la jeunesse. En conclusion, Boni Yayi est assis sur des œufs pourris et il doit faire très attention s’il espère quelque chose pour 2011.
(Affaire à suivre)
Mathieu Dahandé


