La polémique s’enfle depuis peu dans la presse au sujet de ce que d’aucuns appellent déjà bradage de l’OCBN. Mais pour le commun des béninois et pour qui est bien informé, il est un secret de polichinelle que l’OCBN est une maison malade. Malade de ses hommes dépourvus de formation et en retard par rapport aux technologies de leur temps, malade de ses dirigeants, malade de sa gestion, bref l’OCBN est dans le comma. Les contrats de convoyage de roches sur les sites où seront érigés les digues de protection de la mer, ne sont que les derniers soubresauts d’une entreprise en agonie condamnée à une mort certaine si rien n’est fait. Face à tout cela, l’Etat a donc pris ses responsabilités et opté pour la mise en concession de l’Organisation Commune Bénin Niger pour éviter que, l’activité des cheminots ne s’arrête avec ses conséquences incommensurables sur l’économie nationale du Bénin. Il s’agit bien d’une mise en concession et non d’une privatisation à Zéro francs comme certains ignorants le disent. La société PITE NETWORK à qui l’Etat va céder l’OCBN est une filiale du groupe PETROLINE avec comme partenaire stratégique la société indienne RITES numéro 1 mondial dans le domaine des transports ferroviaire. PITE NETWORK est dirigé par le compatriote Samuel DOSSOU et son bras droit Claudine Prudencio qui ont décidé de »venir sauver ce label biétatique qu’est l’OCBN ». Car au côté de ce contrat juteux de 13 milliards de FCFA que les dirigeants actuels de l’OCBN brandissent pour prétendre ressusciter la société, les comptes de cette même société sont déficitaires. L’OCBN doit en effet près de 14 milliards à l’Agence Française de Développement AFD, sans compter les 7 mois d’arriérés salariaux, la dette vis-à-vis de l’Etat béninois auxquels il faut ajouter la gestion à l’épicier faite de la maison. De sources crédibles, lors d’une rencontre entre les responsables gouvernementaux béninois et nigériens auquel ont pris part les dirigeants de l’OCBN et ceux de la société PITE NETWORK LIMITED, les responsables de l’OCBN étaient incapables de dire avec précision, le chiffre d’affaire de la société, le nombre d’employés et certaines informations précises dont tout dirigeants d’entreprises devrait connaître par coeur. Toutes choses qui ont non seulement irrité les nigériens mais qui confirme côté béninois, que cette façon de gérer ne peut conduire loin. D’où l’option de la mise en concession.
Les ambitions de PITE NETWORK LIMITED pour l’OCBN
PITE NETWORK avec son partenaire stratégique indien RITES ambitionne de ressusciter l’OCBN. Dans ce cadre et selon les clauses du contrat de mise en concession signé avec les deux Etats, PITE NETWORK LIMITED doit acquérir de nouvelles locomotives, réfectionner les rails, rénover les gars pour faire redémarrer les petits commerces qui se font autour, construire des ports secs notamment à Parakou et à Sèmè, mettre en place de nouveaux systèmes de communication et surtout faire d’autres investissements nécessaires. Des investissements que l’Etat béninois aurait du faire avant de penser à toute tentative de privatisation ou de cession. D’ailleurs, deux appels d’offres internationaux avaient déjà été lancé depuis quelques années et se sont révélés infructueux. Personne ni aucune entreprise ne veut acheter ou prendre en location gérance une société qui croule sous des dettes et des difficultés de tous ordres dont l’ultime porte de sortie est le dépôt de bilan. En conséquence l’Etat a donc pris à l’avantage de PITE NETWORK LIMITED des mesures incitatives pour la stimuler à investir selon le régime E du code des investissements en république du Bénin. Les facilités et autres avantages accordés à PITE NETWORK ne sont donc pas illégaux contrairement à ce que certains tentent de faire croire à l’opinion publique. Selon les clauses du contrat, PITE NETWORK paiera une redevance annuelle de 2 % de son chiffre d’affaire à l’Etat béninois. Un pourcentage que certains jugent dérisoire mais qui est largement au dessus de ce que certaines sociétés payent dans la sous région. En Côte d’Ivoire par exemple, le groupe Bolloré qui gère les chemins de fer ne paie que 0,5% de son chiffre d’affaire à l’Etat ivoirien. C’est dire donc que cette redevance de 2% que l’Etat va investir chaque année dans un Fonds de développement ferroviaire est déjà une preuve de patriotisme des dirigeants de PITE NETWORK et ne saurait s’apparenter à une spoliation de l’Etat.
La résurrection de l’OCBN pour une longévité des routes
La redynamisation du transport ferroviaire surtout le fret est un impératif pour la durabilité des routes au Bénin. Elle s’inscrit dans le cadre du projet » épine dorsale » concocté par le gouvernement pour le développement du Bénin. En effet, Les routes du Bénin se dégradent à un rythme infernal. Une conséquence logique de la pléthore de camions surchargés qui y circulent à longueur de journées pour le convoyage des biens et marchandises vers les pays de l’hinterland. L’Etat béninois est de ce fait plongé dans le cycle vicieux d’endettement pour la construction des routes. Chaque années donc, ce sont des milliards qui sont investis dans le secteurs des routes sans aucun résultats. Pourtant, le transport ferroviaire peut résoudre le problème. Ce que la société OCBN et ses dirigeants actuels n’arrivent pas à faire, malgré les milliards que le gouvernement béninois y engloutit. Avec les cahiers de charges de PITE NETWORK LIMITED, le transport de marchandise sera redynamisé et la plupart des camions qui polluent la ville de Cotonou seront contraints d’attendre les marchandises dans les ports secs à Parakou et à Sèmè au lieu de venir au port de Cotonou. Ce qui va non seulement permettre d’accroître la durabilité des routes mais soulager les populations de Cotonou et des villes carrefour quant aux peines quotidiennes que leur infligent le stationnement anarchique des camions gros porteurs et les accidents de circulation dont les conducteurs de camions sont la plus part du temps responsables et non victimes. Cette mise en concession de l’OCBN qui suscite la levée de boucliers des travailleurs de l’OCBN et quelques compatriotes est un impératif pour sauver la société, même si on peut toujours épiloguer sur les conditions et autres détails.
Dieu donné KATAKOULA



Mon cher Dieu donné KATAKOULA, ne parlez plus d’ignorant si vous apportez l’information selon laquelle l’OCBN dans une procédure de concession va être paradoxalement cédée. En effet, dans céder il y a cession et la cession est un acte de vente bien différent de la concession dont vous semblez nous parler et qui est un contrat conclu entre l’administration publique et une personne morale privée moyennant une redevance.
Surtout mon cher KATAKOULA, ne soyez pas offusqué de mes remarques qui ne doivent servir que l’avenir. Et j’apprécie pour vous dire, ce projet de concession de l’OCBN trop longtemps grabataire de la corruption active comme passive.