Il n’est plus à démontrer aujourd’hui l’enjeu que représente la prochaine élection présidentielle pour les partis politiques et pour le peuple béninois. Et pour ne pas se faire de soucis au soir de cette consultation, les états major des formations politiques affûtent sérieusement leurs armes d’un large soutien des populations. Mais au niveau des deux plus grandes alliances politiques soutenant les actions du chef de l’Etat que sont l’UMPP et les FCBE , l’heure est à une incompréhension totale . Plus l’échéance s’approche, plus la situation se complique pour ces regroupements politiques. La guerre fratricide de leadership que se livrent les responsables de ces regroupements et surtout les intérêts égoïstes laissent entrevoir un échec cuisant du chef de l’état . L’on donne l’impression au chef de l’Etat à travers des marches et des sorties médiatiques organisées à coût de millions que la victoire est assurée en 2011 alors qu’ils sont plus parleurs qu’acteurs de la victoire. Les fissures au sein de cette majorité sont tellement évidentes et perceptibles que l’opposition à travers l’Union fait la Nation ne rate plus aucune occasion pour se faire une bonne place sur l’échiquier politique et d’arranger à sa cause plus d’électorat pour une alternative en 2011. Et même les populations les plus reculées soutenant les actions du président de la république ont finalement découvert au grand jour le manque d’organisation, l’improvisation et le déficit stratégique qui caractérisent ceux qui sont à la tête de ces deux regroupements politiques. La dernière sortie ratée de l’UMPP qui en un exemple parmi tant d’autres en dit long. L’assemblée générale de ce regroupement politique prévue pour la journée du samedi 13 a été contre toute attente reportée au dimanche 14. Comme l’a su bien dire un adage : qui remet à demain trouve malheur en chemin ; l’assise du 14 également ne s’était pas tenue. En effet les partisans venus massivement des autres départements pour assister à la cérémonie ont été déçus du comportement des responsables de l’UMPP qui n’ont même pas pris la peine de leur annoncer à tant la nouvelle du report. Toute porte à croire que l’entente fait foncièrement défaut au sein de la mouvance. Pendant que la lourde artillerie mise en place par l’opposition commence par prendre, les ‘’cauristes ‘’ perdent tout leur temps à tergiverser. Cette cacophonie qui règne au niveau des forces présidentielles inquiètent à plus d’un titre les militants à la base qui commencent à douter de la réélection du chef de l’Etat. Il est plus qu’un impératif pour les mouvements adhérents aux idéaux du changement de trouver la formule magique pour mettre en confiance les militants à la base qui n’attendent que la sérénité au sein de ceux-ci. Vivement que les voix soient entendues.
Nicodème NANGBE (stag)


Sans commentaire. Monsieur NANGBE nicodème , vous êtes à féliciter pour cet article et cette analyse très objective de la situation politique qui prévaut actuellement dans le pays.Je ne savais pas « qu’au pays émergent » (puisque vous êtes dans l’émergence) , vous êtes capable d’un traitement aussi limpide et non partisan de la politique national ;YAYI est en train de perdre le pouvoir. C’est claire ! et nous sympathisant de l’UN ne demandons pas plus.Une réelle alternative s’installera en 2001.