Depuis quelques temps, la plupart des villes du Bénin dorment dans le noir. Et pour cause, les coupures répétées et intempestive de courant électrique et d’eau sont enregistrées un peu partout sur l’étendue du territoire nationale. La situation loin de trouver une issue se dégrade de jour en jour et cause tant d’ennuis et de dégâts matériels aux consommateurs. Malgré les milliards injectés et que ne cesse de brandir le ministre de l’énergie à chaque sortie médiatique pour témoigner la volonté du gouvernement de trouver des solutions alternatives à ce problème récurent, les choses demeurent inchangées. Toute chose qui montre la mauvaise gestion qui est faite par les responsables en charge de l’énergie et de leur incapacité managériale. Ces coupures ne sont pas sans conséquences sur la production industrielle et porte indubitablement un coup à l’économie nationale. Le ministre à la télé ou la radio tente toujours de rassurer et prétendant que la situation est sous contrôle et se refusant d’admettre qu’il y a délestage. A défaut de ne pouvoir assurer aux populations la fourniture permanente de l’électricité et de l’eau, il a tout de même l’obligation morale de dire ma vérité aux populations dont les impôts et autres taxes servent à lui payer son salaire. Ce qui semble écœurer le commun des béninois est en dépit de tout, l’augmentation faramineuse des prix de facture de la SBEE et de la SONEB que reçoivent les clients à la fin de chaque mois. Cette injustice que subissent les pauvres consommateurs laisse à penser à l’inexistence d’association pour la défense des droits des consommateurs.
Nicodème NANGBE (stag)

