Deux personnes ont été arrêtées vendredi par les forces de l’ordre angolaises dans l’enclave du Cabinda, juste après l’attaque du bus de l’équipe de football du Togo venant participer à la Coupe d’Afrique des nations. Elles sont soupçonnées de faire partie des assaillants.
« Le premier a été blessé à la cuisse gauche par les forces de l’ordre qui ont riposté lorsqu’il tirait depuis un arbre sur le bus du Togo », a précisé le vice-gouverneur du Cabinda. Selon lui, l’attaque a été menée par cinq assaillants.
Le procureur a annoncé de son côté que les deux suspects appartenaient au Front de libération de l’enclave de Cabinda (Flec). Ce mouvement séparatiste, qui a revendiqué cette action et menacé d’autres attaques, est en lutte depuis plus de trente ans contre le pouvoir central.
Le secrétaire général du Flec a toutefois déclaré lundi que les rebelles cabindais ne visaient pas les joueurs togolais mais leur escorte angolaise. Selon lui, c’est par hasard que les tirs ont touché les joueurs. Il a présenté les condoléances du mouvement séparatiste aux familles africaines et au gouvernement du Togo.
A Kinshasa, le gouvernement de la République démocratique du Congo a de son côté déclaré qu’il considérait désormais le Flec comme « une organisation terroriste à traiter comme telle ».
Le convoi togolais a été pris vendredi sous le feu de séparatistes alors qu’il venait de pénétrer depuis le Congo-Brazzaville dans l’enclave du Cabinda, riche en pétrole et théâtre de troubles depuis l’indépendance de l’ancienne colonie portugaise en 1975.
L’attentat a fait deux morts au sein de l’encadrement de l’équipe, l’entraîneur adjoint et l’attaché de presse. Les joueurs du Togo ont repris l’avion pour Lomé dimanche soir sans prendre de décision définitive sur leur participation à la CAN.
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