Le président de la Fédération togolaise de boxe (Fetoboxe) a à cœur le développement de cette discipline. Soutenu dans ses efforts par le gouvernement togolais, Bayor Azaad Kélani a l’ambition de faire en sorte que la boxe devienne au Togo, un sport pour promouvoir les potentialités. Dans une interview exclusive qu’il a voulu nous accorder ce samedi 28 novembre à son hôtel » Excellence » à Lomé, il nous parle de son programme. Secrétaire général de la Confédération Africaine de Boxe, Bayor Azaad Kélani revient ici sur les décisions prises par l’Aiba au cours de son congrès de Casablanca en février 2009. La remise en jeu des titres conquis par des boxeurs togolais en avril était aussi au menu de cette entrevue. Bayor Azaad Kélani n’a pas manqué de souligner la bonne forme du noble art togolais. Pour finir, il salue la sollicitude que les autorités togolaises apportent à la boxe et au sport de façon générale.
Le Pays Emergent : Monsieur le président, Bonjour ! Présentez-vous à nos lecteurs
Bayor Azaad Kélani : Vous avez en face, Bayor Azaad Kélani, président de la fédération togolaise de boxe (Fétoboxe), secrétaire général de la Confédération africaine de Boxe (Cab), membre de l’Aiba ( Association internationale de boxe amateur).
Le 11 avril dernier, le pugiliste Sabou Balogou a remporté devant l’algérien Amar Amari, un titre international de boxe, version WBA (World Boxing Association), tout d’abord, qu’est-ce que cette ceinture WBA acquise par Sabou Balogou représente pour la boxe et le sport togolais ?
- Cette victoire de Sabou Balogou et des deux autres togolais, en l’occurrence Agbonson Ayaovi (Poids lourd) et Kokou Mama Balogou alias Djolévi (Poids super Welter), témoignent de la vitalité de tout le sport togolais, si l’on se réfère également à l’éclatante victoire des Eperviers sur les Panthères du Gabon le mois dernier, synonyme de qualification à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations qui aura lieu en Angola au mois de janvier 2010. Ce qui suppose qu’il faudra désormais compter avec le Togo sur l’échiquier sportif continental, voire mondial. De là, il est encore opportun d’exprimer au Chef de l’Etat, son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, la profonde gratitude de toute la famille de la Boxe togolaise pour l’assistance soutenue qu’il nous a apportée pour la réussite de l’organisation du Mondial de Boxe WBA qui a permis à notre compatriote Sabou Balogou de remonter sur le ring après deux années de sevrage et de renouer avec les victoires en battant de fort belle manière son challenger du jour le Franco-algérien Amar Amari.
Le Président de la République a, à plusieurs reprises, apporté son appui personnel à la carrière du pugiliste togolais. Comment appréciez-vous cet engagement du Président aux côtés de la boxe ?
- Comme vous pouvez si bien le constater, le Chef de l’Etat fait la bonne lecture de tout ce qui se passe sur le plan sportif au Togo. C’est pourquoi, mesurant la portée de ce que représente la Boxe pour notre pays, en dehors du football, il n’a pas hésité un seul instant à nous venir spontanément en aide et ceci par deux fois de suite :
Premièrement, il a intégralement payé le stage de Sabou Balogou aux Etats-Unis pour lui permettre de peaufiner sa technique de Boxe et de se jauger à l’aune des boxeurs professionnels américains. Stage dont nous prenons à témoin le peuple togolais pour ce résultat obtenu.
Deuxièmement, c’est le déblocage d’une somme de 46 millions de F CFA pour la préparation et l’organisation de ce Mondial WBA, de même que le Championnat d’Afrique de Boxe Professionnelle des Supers Welters.
Ce sont des gestes qui nous vont tout droit au cœur et nous confortent dans l’idée que le Chef de l’Etat encourage la persévérance et le travail bien fait, et est prêt, à tout moment, à mettre tout en œuvre pour donner assistance à tout Togolais quel qu’il soit, dès lors que l’intérêt supérieur de notre pays est en jeu. Comme illustration, n’a-t-il pas encouragé et aidé l’athlète Benjamin Boukpéti, médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Pékin ?
Encore une fois, nous apprécions fortement les gestes et la disponibilité du Chef de l’Etat envers la jeunesse sportive togolaise et prenons le ferme engagement de nous investir beaucoup plus dans le rôle que nous sommes appelés à jouer pour redorer le blason de notre pays sur le plan africain et mondial.
Après ce titre acquis, le boxeur doit le défendre dans 6 mois. Mais depuis rien. Les titres conquis ne sont-ils pas sous la menace ?
-Bayor Azaad Kélani : La remise du titre acquis à Lomé doit nécessairement se faire en moins 6 mois. Ensemble avec les autres membres de la Fédération Togolaise de Boxe, nous y pensons déjà et prenons en conséquence les dispositions pour éviter toutes surprises désagréables. Il est vrai, le délai est déjà arrivé à expiration. Puisque normalement la remise en jeu du titre doit se faire dans ce mois de décembre. Mais pour des raisons financières, nous sommes en train de repousser cet événement pour le mois de janvier. Nous sommes en train d’user de notre titre de secrétaire général de la confédération Africaine de Boxe (CAB) pour reporter cela. Donc si tout va bien dans la première quinzaine du mois de janvier, nous allons organiser la remise en jeu de ces titres. Initialement prévu ce mois, ce gala n’aura plus enfin lieu.
Mais, pour en arriver là, il nous faut des moyens et beaucoup de moyens. La revanche aussitôt sollicitée par Amar Amari présage des difficultés si l’on n’y prend garde. Nous attendons de ce fait le soutien de tout le monde. L’Etat de son côté promet de nous soutenir.
Parlant du Chef de l’Etat, récemment, vous avez été reçu en audience par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. Vous étiez accompagné de Daniel Sassou Kpalogo, le nouveau champion togolais de boxe catégorie IBF (International Boxing Federation), une victoire obtenue en juillet dernier à Poitiers contre l’arménien Arsène Maritrisian. Quels sont les projets que vous aviez évoqués avec le chef de l’Etat ?
-Plus généralement, notre ambition est de faire en sorte que la boxe devienne véritablement un sport national pour promouvoir les potentialités.
Nous avons négocié des contrats pour deux boxeurs togolais afin qu’ils puissent évoluer en Europe dans les grandes compétitions et espérons pouvoir organiser une grande rencontre internationale à Lomé en décembre au cours de laquelle Daniel Sassou Kpalogo remettra sa ceinture en jeu. Mais, actuellement, comme je vous l’ai dit tantôt, cette rencontre ne pourra se tenir que l’année prochaine
Nous sommes satisfaits de constater que le président de la république est attentif à nos projets et nous encourage.
Quel est le plan d’action de la Fédération Togolaise de Boxe pour cette année qui s’achève ?
-Le plan d’action de la FETOBOXE se résume en 4 grands points :
» Réorganisation et restructuration des clubs pour les rendre plus performants
» Assistance aux ligues pour l’organisation régulière des compétitions et championnats régionaux
» Résolution des problèmes récurrents d’équipements (rings, matériels et autres) que connaissent les clubs et ligues
» Initiation de stages de formation, de recyclage et de relèvement de niveau des entraîneurs et arbitres de Boxe.
Nous proposons à cet effet, le recrutement d’un entraîneur qualifié expatrié, l’organisation chaque année d’un championnat national regroupant toutes les valeurs nationales, la vulgarisation de la pratique en masse de la Boxe et l’introduction de la Boxe juvénile et féminine dans les établissements scolaires.
Au demeurant, au nom de toute la jeunesse impliquée dans la pratique du noble art dont j’ai la charge, je réitère au Chef de l’Etat ma profonde gratitude et souhaite qu’ensemble, nous relevions le défi du millénaire.
Votre souci actuel ?
-La rénovation de la salle du cinéma » Le Togo « , que le Maire de Lomé a mise à notre disposition, pour en faire une salle d’entraînement pour nos athlètes. Depuis plusieurs mois, ils n’ont plus où s’entraîner.
Un mot sur le nouveau découpage de la boxe sur le continent africain ?
- Au terme d’une assemblée générale extraordinaire tenue à Casablanca, au Maroc en février2009, de nouvelles constitutions de l’AIBA ont été adoptées. Le Togo tout comme le Bénin fai désormais partie de la zone2. Ce n’est toutefois qu’à partir de janvier 2010 que cette décision sera effective. Il est également à signaler que le président de chaque zone sera automatiquement élu en tant que vice-président de la CAB.
En effet, l’article 37 stipule que « le vice-président de l’AIBA (Fédération internationale), représentant le continent africain, élu lors du congrès de l’AIBA, devient automatiquement le président de la CAB », chose que certaines délégations ont considéré comme contraire à la logique qui veut que le président de la Confédération africaine soit élu par les fédérations nationales du continent.
Dans ce cadre, M. Ching-Kuo Wu, président de l’AIBA, a avancé que ces dispositions visent à éviter que les vice-présidents de l’AIBA, dont chacun représente une des Confédérations membres, restent limités aux questions de leurs propres continents au détriment de la dimension mondiale que doit revêtir l’action de la Fédération internationale.
Le nouveau découpage géographique, qui prévoit quatre zones au lieu de sept, a été adopté après l’introduction de certains amendements sur proposition de certains pays qui avançaient des raisons liées au coût élevé de transport.
Au terme du débat, le Niger et le Mali ont été placés dans la zone 2 au lieu de la zone 1, comme initialement prévu dans le projet de découpage, alors que la Guinée
-Zone 1: Maroc, Tunisie, Algérie, Libye, Egypte, Tchad, Erythrée, Soudan, Mauritanie, Cap-Vert et Djibouti.
-Zone 2: Togo, Nigeria, Côte d’Ivoire, Guinée, Bénin, Burkina Faso, Sénégal, Guinée Bissau, Gambie, Sierra Leone, Liberia, Ghana, Niger, Mali.
-Zone 3: Ethiopie, Uganda, Somalie, Rép Centrafricaine, Cameroun, Rwanda, Kenya, Congo, RD Congo, Burundi, Tanzanie, Gabon, Sao Tome et Principe, Guinée Equatoriale.
-Zone 4: Seychelles, Comores, Maurice, Madagascar, Mozambique, Swaziland, Lesotho, Afrique du sud, Botswana, Zimbabwe, Namibie, Zambie, Angola Malawi.
Dans un autre ordre d’idées, le comité exécutif de l’AIBA a officialisé les pays hôtes de trois événements d’envergure que sont les championnats du monde Youth (2010), les championnats du monde féminins (2010) et les championnats du monde Elite de 2011. Ces échéances se dérouleront respectivement en France (Nice ou Grenoble), aux Barbades et en Corée. Il est à noter que les championnats du monde Elite constitueront une des étapes qualificatives en vue des Jeux Olympiques de Londres prévus en 2012.
Un mot pour conclure cet entretien ?
- Je voudrais une fois encore réitérer les gratitudes de mon bureau au chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé pour tout ce qu’il ne cesse de faire pour le sport togolais en général et pour la boxe en particulier. Nous voudrions lui demander de nous soutenir toujours. Car la boxe togolaise a un bel avenir devant elle.
Réalisation Nazaire César VIKOU


salve sono iscritto da voi come pugile neoprofessionista il mio promotor giulien aguiral vivo in italia volevo sapere quando e possibile fare il mio primo mace professionistico li in togo anche perche i tempi sono corti perche la licenza mi scade il 21 aprile contattatemi appena possibiole grazie +393924770333 gianlucamichele@gmail.com