L’émission Zone Franche sur la télévision canal 3 Bénin de ce dimanche a reçu pour invité Jean Gounongbé. Il est membre de l’Alliance des Forces Cauris pour un Bénin Emergent et actuellement chargé de mission du chef de l’Etat à la présidence de la République. Au cours de l’émission, Jean Gounongbé a fait le tour des questions brûlantes de l’actualité nationale notamment la question ayant recours à la lutte contre la corruption, la Liste Electorale Permanente Informatisé (LEPI), le pardon de Maitre Adrien Houngbédji à l’endroit du Président Soglo et la guerre de leaderships au sein des militants du Chef de l’Etat.
« La lutte contre la corruption n’a pas véritablement échoué a indiqué Jean Gounongbé. Pour lui, cette lutte n’a pas encore comblées les attentes parce qu’elle se heurte à des résistances. Mais la volonté d’éradiquer ce mal y est et des actions se mènent de tous les côtés dans le pays, il n’y a donc pas de raison que la lutte ait le dessus sur les barrages » a laissé entendre l’invité. Sur l’affaire CEN- SAD Jean Gounongbé pense que le président Yayi Boni a déjà accompli le devoir qui est le sien et il revient maintenant à la justice de trancher cette affaire. Mais toutefois l’invité a reconnu que trois ans de lutte contre l’essence frelatée a été un échec pour le gouvernement puisque renchérit- il aujourd’hui la vente de l’essence kpayo a repris de plus bel. A propos de la réalisation d’une Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI) fiable pour les élections de 2011, le chargé de Mission du président a laissé entendre qu’elle sera une réalité. Il faut tout simplement détailla t- il surmonter les petites discordes qui naissent et respecter les textes qui régissent la réalisation de la LEPI. Au-delà des malentendus, il s’est quand même réjouit du fait que le processus suit bien son cours. Concernant le pardon de Maître Adrien Houngbédji à l’endroit du Président Soglo, Jean Gounongbé affirme que c’est un acte correct puisqu’il est tout à fait normal de s’excuser après avoir offensé. Mais il invite à une analyse beaucoup plus approfondie de ce mea culpa. En politique, explique t- il, on opère des choix selon ses convictions. Et en opérant en 1996 ce choix selon ses convictions d’alors, est-ce que Houngbédji n’a pas retardé le pays pendant cinq bonnes années? C’est à cette interrogation que l’invité souhaite que chacun y réfléchisse. Jean Gounongbé a voulu aussi savoir pourquoi les autres membres du G4 n’étaient pas présents à ce rendez- vous. « On me répondra que c’est parce que cette rencontre est privée » ironise t- il. Mais si tant était que cette rencontre était privée pourquoi la presse y était- elle présente ? A partir de ce moment Jean Gounongbé pense que les objectifs que vise cette rencontre sont beaucoup plus profonds que de simples regrets. Pour finir, au sujet de la guerre du leadership observée au sein de la grande famille FCBE, Jean Gounongbé indique que c’est un peu naturel, car là où se trouvent des intérêts, les divergences naissent toujours a t- il martelé. Il est tout de même confiant sur le fait que tous autant qu’ils sont militent pour le Chef de l’Etat. Le Chargé de Mission du Chef de l’Etat a appelé les uns et les autres à plus de responsabilité pour que finisse les divergences qui naissent de part et d’autres au sein de la grande Famille FCBE.
Cédric HOUNNOU (stag)

