Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesrs), François Abiola était hier l’invité de l’émission « Questions d’Actualités » sur la télévision Golfe. Pendant deux heures il a abordé plusieurs sujets brûlants avec les animateurs de cette émission dominicale.La grève des enseignants et des étudiants sur le campus, la militarisation du campus, l’inscription en ligne sur le campus, voilà entre autres, les sujets abordés au cours de l’émission dont le thème était : « Quelles réformes pour l’enseignement supérieur au Bénin » ? Face aux deux journalistes, Honoré Benjamin Nahum et Miryam Titus, le ministre François Abiola a apporté des réponses aux nombreuses préoccupations des téléspectateurs. Abordant le sujet relatif à l’inscription en ligne sur le campus, François Abiola a indiqué qu’il s’agit d’une réforme entreprise pour réduire les nombreuses files d’attente et le coût de la scolarité des étudiants. Mais, déplore t-il, la méthode de revendication des étudiants et la grève des enseignants du supérieur qui selon lui sont contraires aux principes de la République. En effet, selon le ministre les réformes entreprises gênent. On rejette ces réformes sans en faire des propositions ou aller sur la table de négociations. L’autre acte que condamne le ministre est le fait que certains étudiants protestataires empêchent leurs collègues de s’inscrire.
La militarisation du campus, à ce sujet, François Abiola a indiqué que cette mesure vise à assurer la quiétude des étudiants. Elle vise aussi, selon lui, à empêcher certains troubles sur le campus.
Les réformes entreprises au niveau du Cames, la question de la Lépi, sa démission du Madep ont été les autres sujets abordés. Arrivé au gouvernement en octobre 2008, François Abiola se réjouit d’avoir posé beaucoup d’actes. Des actes concrets qui, selon lui, parlent d’eux même. Sur la question d’inscription en ligne sur le campus, le ministre a affirmé que plus de 15 000 étudiants ont déjà fait leur inscription. C’est dire que le processus avance et il faut s’en féliciter, a-t-il souligné.
Nazaire VIKOU


