Le Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB), comme par le passé donne rendez-vous à ses fans dans le courant du mois de mars de chaque année. Cet évènement culturel qui jadis rassemble au Bénin ses frères des autres pays d’Afrique et du monde entier pour célébrer la culture et permettre un brassage s’est fait une place dans la vie des peuples. Ce festival, vu l’engouement qu’il a suscité depuis sa création en 2000 a toujours gardé sa dimension festive et populaire qu’il a amorcée. La dernière édition qui a élue domicile dans cinq grandes villes du Bénin à savoir Cotonou, Parakou, Porto-novo, Ouidah et Abomey était qualifiée de l’édition de la confirmation. C’est du moins les souvenirs qu’il urge de garder de cette messe culturelle qui a toujours lieu dans les grandes villes du Bénin depuis 9 ans. Mais force est de constater que la 10ème édition de ce festival lentement mais sûrement risque de ne pouvoir pas avoir lieu cette année. Ce qui du coup ronge déjà l’espoir des populations.et pour cause ce festival souffre de la gestion qu’en fait le ministère de la culture de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales et notamment du dossier de la passation de service entre le directeur entrant Pascal HOUNWANOU et celui sortant Orden Alladatin qui à trois mois de la tenue de cette manifestation culturelle de si grande envergure ne semble pas attirer l’attention des autorités. visiblement si la passation de service tarde et que le premier responsable de la culture en la personne du ministre Ganiou SOGLO ne réagit pas, alors il n’y a point de doute le FITHEB est malade et il va falloir diagnostiquer le mal ou au mieux l’empêcher d’entrer dans un coma qui lui sera fatal dans les jours à venir. Il est nécessaire aujourd’hui que les reformes que le ministre Ganiou SOGLO prône dans le domaine culturel, soit pris en compte et le dossier FITHEB n’y échappe pas. Mais si ce sont ces reformes qui désormais rangent aux calendres grecques l’organisation du FITHEB 2010 alors, le peuple Béninois le prendra comme bourreau du festival international de théâtre du Bénin. Le ministre se doit de réagir pour ressusciter ce festival qui sommeil dans un coma profond.
Janvier AHISSOU(Stag)


