Depuis la suspension de la radio Cap FM, plusieurs réactions sont enregistrées, qui pour demander la clémence de la Haac, qui pour dénoncer la chose. Dans le rang de ces réactions celle du groupe Union fait la nation qui a fustigé le comportement des conseillers de la haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. Rafraîchissons nous d’abord la mémoire en rappelant les faits. Une dame a fait enregistrer au nom d’une ONG une émission grand public dans laquelle des propos graves et hostiles à la paix et à la cohésion nationale ont été tenus. Cette émission pourtant préenregistrée a été diffusée sur les antennes de Capp FM et la Haac s’en est saisit avec ce que nous savons tous : un mois de suspension, interdiction d’antenne, suspension d’émission etc. Et c’est le péché de la Haac qui s’est exposée aux critiques, c’est peu dire, à l’insulte gratuite des gens qui se réclament défenseurs d’une certaine liberté de presse, d’une union qui fait la nation.
Que reproche t-on encore à cette décision de la Haac ? Après avoir tenté et ceci vainement de tordre le coup à l’institution par une loi taillée sur mesure, on a trouvé que c’est la Haac de Yayi. Et comme si cela ne suffisait pas, on veut contrôler ces prises de décisions. L’affaire Capp FM est une affaire entre ce qu’on peut appeler un propriétaire et un locataire. Que vient alors cherché le démarcheur ? On veut peut-être donner l’impression d’être avec, mais l’occasion est mal choisie. Dans un pays qui se respecte, les propos incriminés doivent être punis et c’est ce qui est fait. Sinon l’union ne fait plus la nation. Ou alors l’union fait la nation des anarchiques, des gauchistes, la nation des médiocres et des ennemis de la paix.
De notre position de professionnel des médias, nous sommes touché par les sentions infligée à la radio Capp FM. Mais nous n’excusons en rien la faute commise. Nous mettons donc la Haac devant ses responsabilités. Et l’observons attentivement pour voir si elle va céder aux pressions, à l’imposture politique. S’il y a lieu de revoir autrement la sanction pour permettre aux confrères d’exercer, tant mieux. Mais surtout que ce ne soit pas pour mettre un terme aux élucubrations de quelques hommes politiques rattrapés par leur histoire.



Encore une fois je trouve la sanction un peu disproportionnée par rapport à la faute.je peux comprendre qu’on punisse sévèrement l’animatrice, voire l’émission mais pas toute la Station CAP FM et pour une si longue période.C’est cette disproportion entre la sanction et la faute commise qui porte à croire qu’il y a zèle de la part de la HAAC et puis ce n’est pas la première fois qu’on entend des propos pouvant porter atteinte à l’Unité ou la cohésion National, nous avons encore à l’esprit les graves dérives du Ministre de la République Nicaise FAGNON et pourtant la HAAC n’était pas si dure. Il y a donc du deux poids deux mesures. Toutefois les uns et les autres doivent faire attention à leurs propos pour ne pas mettre à mal la paix et la cohésion nationale. L’animatrice doit donc présenter ses excuses publiques et la HAAC devrait revoir la sanction.
Merci pour votre article !