Le président du comité ad hoc pour l’organisation du centenaire de la mort du roi Toffa était sur la chaîne de télévision canal 3 hier. Entre autres sujets abordés, l’ancien ambassadeur du Bénin près la république française a usé de tout son savoir-faire diplomatique pour convaincre les uns et les autres de ce que le processus de réconciliation des deux rois de Porto-Novo est en bon chemin. Mais les faits sont là et prouvent comme le disait l’autre qu’il s’agit évidemment d’une entreprise vouée à l’échec. L’expérience de la cérémonie d’ouverture du séminaire sur la mort de Toffa en est une preuve palpable. Le musée Honmê de Xôgbonou (Porto-Novo) a accueilli les lundi 19 et mardi 20 octobre denier les travaux du séminaire sur la vie, le règne et l’œuvre de Toffa. Cette initiative du comité ad’ hoc dirigé par maître Edgard Monnou, rentre dans le cadre des préparatifs de la commémoration du centenaire de la mort du redoutable régent. Ce séminaire devait consacrer une cérémonie de réconciliation des deux rois de Porto-Novo Kpotozounmè Hakpon III et Gbêzé Ayontinmin Toffa IX. Seulement, le roi Kpotozounmè n’a pas cru devoir honorer l’invitation de maître Monnou qui, malgré la présence quoique remarquable des Houédouto, s’est retrouvé seul avec le roi Agnontinmè Toffa IX qui apparemment à tout à gagner dans cette réconciliation.
Nul n’ignore plus aujourd’hui que la réconciliation annoncée à tambour battant par le président du comité ad hoc n’a pu avoir lieu. C’est un fait. La question qui se pose alors est de savoir pourquoi maître Monnou s’acharne à vouloir convaincre du contraire qui ne serait que pure illusion. De plus, la personnalité de Monnou est établie dans la ville de Porto-Novo et à l’échelle nationale pour les hautes fonctions qu’il a assurées dans le pays. Cela dit, il est plutôt inacceptable pour les esprits éveillés de comprendre que l’homme veuille aujourd’hui et seulement aujourd’hui apporter sa pierre à la construction de Porto-Novo après tant d’années passées aux affaires. Le plus intrigant est qu’il ait choisi le domaine royal où la chose la mieux partagée au Bénin ces derniers temps reste et demeure la division pour des motivations inavouées mais évidentes : l’intérêt personnels des têtes couronnées et leurs attraits suspects pour la chose politique. Toute chose qui amène à se demander si l’avocat de renom ne cherche pas à revenir sur la scène politique et hélas, par la petite porte.
Les déclarations du concerné sue l’émission zone franche de Canal 3 voudraient nous en dissuader, mais seulement voilà. Le bruit court déjà à Porto-Novo sur les supposées prétentions politique de cet ancien député pour les joutes électorales de 2011. Les avis sont partagés sur la question, mais une chose est sûre, Monnou avait mieux à faire pour Porto-Novo durant tous ses mandats de députés à l’Assemblée nationale, ministre du gouvernement, ambassadeur et avocat de renommée internationale. Si les motivations secrètes de son projet pour l’unification du trône royal de Porto-Novo ne sont pas prouvées, il n’en demeure pas moins que ce digne fils de Porto-Novo recherche d’autres issues plus honorables pour ‘’se rattraper’’ auprès de ses frères et sœurs de la cité aux trois noms.
Fidèle VODOUNON


