La police judiciaire a mis la main sur le jeune Christian I.M, âgé de 17 ans, pour le viol de sa propre mère perpétré trois mois auparavant. Bien connu des forces de l’ordre pour avoir déjà fait plusieurs séjours en prison, le jeune délinquant devrait retrouver les geôles de Libreville, certainement pour quelques années cette fois.
Si les viols incestueux sont tristement connus au Gabon, rarement un cas aura autant marqué la sensibilité des services juridiques et des forces de l’ordre, qui ont appréhendé le 12 octobre dernier le jeune Christian I.M pour le viol de sa propre mère.
Les faits se sont déroulés trois mois auparavant. Le jeune Christian I.M, âgé de 17 ans, s’était nuitamment introduit au domicile familial armé d’une arme blanche.
«Je suis rentré à la maison, j’ai pris tous les appareils de la maison pour aller vendre», a expliqué le jeune délinquant aux policiers.
Non content de ce vol, il s’était ensuite introduit par le plafond dans la douche attenante à la chambre de sa mère.
«J’ai trouvé ma mère allongée sur le lit. Elle s’est réveillée et elle m’a demandé : C’est comment ? Je lui ai dit : maman laisse toi faire, et je l’ai violé», raconte paisiblement le jeune violeur incestueux.
Après avoir violé sa génitrice, Christian I.M. a continué à menacer cette dernière avec son couteau, la sommant de lui remettre tous les biens de valeurs qu’elle possédait dans sa chambre. «Si tu ne donne pas, je te tue tes enfants et toi», avoue-t-il avoir menacé. Il n’aura récolté de ces menaces que deux téléphones portables et la somme de 9000 francs CFA.
Avant de partir, il avait menacé sa mère de revenir pour «en finir avec elle». C’est ce qu’il a fait trois mois plus tard, mais il n’aura trouvé sur les lieux que les éléments de la police judiciaire pour l’accueillir.
Après cet insupportable calvaire, la mère du jeune délinquant a quitté le domicile familial avec ses enfants pour trouver refuge dans un nouveau logement.
Interpellé par la police judiciaire, le multirécidiviste, qui avait déjà séjourné 6 et 13 mois à la prison centrale de Libreville en 2006 et 2007 pour coups et blessures et vol aggravé, a été incarcéré dans l’attente de son jugement. Il aurait même avoué aux policiers que lors de ses précédents séjours en prison, c’est sa mère qui le soutenait financièrement et moralement. Un triste paradoxe qui laisse d’autant plus perplexe.
Ce crime «sacrilège» remet en exergue la récurrence des viols incestueux au Gabon. S’ils défrayent régulièrement la chronique, il semblerait que la sensibilisation demeure encore insuffisante pour juguler ce phénomène au préjudice moral insoutenable.


