Plus personne n’ignore aujourd’hui le danger que constitue la commercialisation de l’essence frelatée. Le constat est là évident et amer. Il suffit de jeter un coup d’œil et vous verrez comment les artères de notre capitale économique et des grandes villes du Bénin sont prises d’assaut par les commerçants de ce produit pourtant dangereux. Ce produit communément appelé « kpayo » ne cesse de faire des victimes innocentes chaque jour que Dieu fait dans nos villes et campagnes .N’est il pas utile de vous rappeler les nombreux dégâts tant matériels et humains occasionnés par l’essence frelatée ? Si l’on tente de faire une statistique de ces dernières années, on se rend parfaitement compte que le bilan est vraiment lourd. Mais ce qui choque à plus d’un titre est le long silence coupable qu’observent les autorités en charge de la sécurité face à cette situation délétère. Aussi, il est récurent de voir circuler en toute quiétude ceux qui se livrent à cette activité au vu et au su des agents de sécurité. A l’avènement du régime du changement l’on s’attendait à un début de solution à cette problématique. Mais hélas les choses continuent de trainer après trois ans de gestion du pouvoir. Pourtant le gouvernement a rassuré à maintes occasions qu’un terme sera mis à cette activité illicite .Et c’est ce qui justifie d’ailleurs la série de rencontre initiée par le gouvernement avec les dits acteurs du secteur. L’attitude du gouvernement laisse penser qu’on pose un pas en avant et deux en arrière. C’est vrai que certains esprits diront que ce secteur nourrit pas mal de familles dans le pays .Mais doit –on continuer avec ce refrain lorsqu’on sait que le spectacle est toujours désolant après la survenance d’un drame occasionné par les commerçants de ce produit ? Il est clair aujourd’hui que l’actuel régime pour des calcules électoralistes n’ose pas prendre des mesures draconiennes pour mettre fin à cette activité au risque de se rendre impopulaire. Aux grands maux les grands remèdes dit-on. Espérons qu’un jour les autorités prendront la mesure des choses pour une sécurisation des personnes et des biens.
Nicodème Nangbé (Stag)


