Bientôt un an que les portes feuilles ministérielles ont été portés à 30 par le chef de l’Etat, le docteur Boni Yayi. Mais certains ministères jusque là n’ont rien prouvé sur le terrain si ce n’est la déception totale. Parmi ces ministères jugés de trop figure le ministère des petites et moyennes entreprises dirigé par Léandre Houaga. Un ministère qui au vu de ses actions, laisse des doutes sur l’opportunité de son existence. D’aucuns se demandent à juste titre pourquoi encore cette structure ? Sinon comment comprendre que les seules activités d’un ministère ne se limite seulement qu’aux tournées à l’intérieur du pays, ateliers et séminaires. Approché, la plupart des citoyens même du monde des petites et moyennes entreprises doutent de l’efficacité d’un tel ministère qui normalement devrait rester à l’étape de direction ou d’agence nationale. Or tout le monde sait qu’il ne s’agit plus de salons, ateliers et ou séminaires. Il s’agit bien de faciliter l’implantation d’unités de production aux investisseurs en assouplissant les formalités et en créant des facilités aux entreprises. La seule chose qu’il a pu faire, c’est la campagne médiatique pompeuse autour d’un code des petites et moyennes entreprises. Un code qui bien avant sa nomination existait. En cette période de crise sociale et économique et à la veille de la formation d’un nouveau gouvernement ce ministère, diriger par Léandre Houaga doit disparaître. Le chef de l’Etat doit désormais faire le bilan à son niveau et tirer les mauvais grains de l’ivres. C’est-à-dire mettre une croix sur les ministères qui n’apportent pas de revenus potentiels et indispensables, alors que les budgets de fonctionnement à eux accorder érodent sérieusement la caisse des contribuables. La vérité est amer dit-on. Ce qui est évident, la réduction des ministères n’est plus un sujet autour duquel il faut encore polémiquer. C’est un impératif. Et il n’y a pas que ce ministère seul qui est pointé du doigt comme de trop. Bien d’autres figurent encore sur le calepin du chef de l’Etat. C’est dire donc que le prochain remaniement ministériel réserve bien des surprises.
Ken EGBIN


