
Après la dernière sortie médiatique de l’Honorable Rachidi Gbadamassi il ressort clairement que l’initiateur du G4 est le premier adjoint au maire de Cotonou Léhady Soglo. Cette initiative fait suite sans aucun doute à son échec aux élections présidentielles de 2006. Le candidat de la renaissance de Bénin a alors pensé qu’en associant d’autres leaders politiques surtout ceux qui sont arrivés au soir de leur vie politique, il pourra relever le défi et gagner le pari. Mais voilà que depuis la création du G4, l’image qui semble dominée est bien celle du président du parti du renouveau démocratique Adrien Houngbédji. Et chaque jour qui passe voit rehausser cette image qui peu à peu s’impose à tous les choix au sein de la coalition. Mais en bon observateur de la scène politique béninoise, d’aucuns pensent que le candidat légitime de l’alliance G4 devrait être sans supputations le chef de file du groupe. En effet il est de nature au Bénin que celui qui crée un groupe le fait pour se intérêts et non pour ceux d’un autre. Mieux en politique, l’on organise les rassemblements pour devenir leader ou se propulser en avant et non pour les beaux yeux de quelqu’un. Il va s’en dire alors que le regroupement initié par le fils Soglo n’est guère de nature à rehausser l’image de Houngbédji qui on se souvient est l’un des personnages qui ont négativement marqué la famille Soglo. Mieux encore sa popularité très limitée (Porto-Novo) ne peut inciter à un rassemblement de ce genre. Conclusion, Léhady a initié le G4 pour se donner des armes en vue de 2011. Et ce n’est donc pas normal de lui usurper son titre. D’ailleurs il est jeune, plein de vigueur et d’ardeur, toute chose dont les béninois ont besoin en 2011 contrairement à celui qui veut lui ravir la vedette et qui est présenté comme un vétéran de politique au Bénin. Les leaders du G4 doivent donc faire attention à ne pas arracher à l’enfant ce qui lui appartient. Il faut restaurer la justice au sein du groupe. Dans le cas contraire si les choses évoluent comme elles le font actuellement, on risque d’assister à la catastrophe lorsque le propriétaire prendra possession de sa propriété.
Mathieu Dahandé


