Des vaccins périmés auraient été acquis pour le centre national hospitalier universitaire HKM de Cotonou. Et l’affaire défraie la chronique depuis un bon moment. C’est pour mettre fin aux polémiques que le docteur Cakpo, PDG de Pharmafrique est sorti de ses gons dimanche dernier pour rétablir la vérité. Reçu dans l’émission question d’actualité de Golf TV le mis en cause a rejeté en bloque toutes les accusations portées contre sa société. Le docteur Toussaint Cakpo a affirmé que les vaccins ne sont pas périmés. D’ailleurs le stock est encore intact et n’est même pas encore réceptionné par le CNHU-HKM. Comment alors les mauvaises langues ont su qu’il s’agit de vaccins périmés ? Cette question dont la réponse ne doit étonner personne pose le problème de l’intoxication qui fait aujourd’hui rage au Bénin. En effet, tout est parti selon le PDG de Pharmafrique de la sélection du fournisseur après avis d’appel d’offre lancé par le CNHU-HKM. Une première société qui n’est pas spécialisé dans la vente de produits pharmaceutiques avait été retenue. Il s’agit de Albatros Télécom qui vent plutôt des produits de télécommunication. Et c’est après dénonciation et recours que le groupe Pharmafrique a gagné le marché. Du coup les attaques ont commencé et venaient de toute part. Sans aucune expertise et sans aucun contrôle les gens se sont mis à vilipender que ce sont des vaccins périmés hors d’usage et tout ce qu’on sait. Les informations sont allées si vite que les responsables de la structure qui a livré les produits nous ont écrit pour faire des mises en garde. Voilà donc le contenu de ce dossier. Et il faut que les béninois soient un peu responsables et que ceux qui parlent sans fondement arrêtent leurs bavardages.
Mathieu Dahandé


