
La crue du lac Ahémé ne cesse de faire des dégâts. Après Athiémé, c’est au tour de Lokossa de subir les affres de cette inondation. Très sensible aux difficultés des populations et pour constater de visu les dégâts causés, le maire de la ville de Lokossa, à la tête d’une importante délégation a visité hier certains villages sinistrés.
Contrairement aux informations relayées ces derniers jours, les dégâts causés par la crue du fleuve Mono sont moins négligeables. A vrai dire ce sont les villages de la Commune de Lokossa qui subissent les affres de cette sortie du fleuve. Toute la ville est sous l’eau est les populations ne savent plus à quel saint se vouer. Et ne pouvant plus resté indifférents aux nombreuses doléances de ces populations sinistrées, le maire Dakpê Sossou à la tête d’une délégation composée des membres de son conseil a visité hier certains villages. Quatre quartiers ont reçu la visite de la délégation du maire. Attikpéta, Todoga, gbédjidouconta et autres Ouédèmè ont été sillonnés. A chaque étape de la visite, le constat de la délégation du maire a été amer. Les populations sont entièrement sinistrées. Elles dorment à la belle étoile. Des écoles sont aussi inondées. C’est le cas du Ceg 5 où la rentrée académique 2009-2010 risque de connaitre quelques problèmes d’autant plus que les salles de classe sont dans l’eau.
La visite du maire Dakpê Sossou lui permis de se rendre compte des difficultés des populations. Difficiles ou elles de se déplacer. Le seul moyen pour ces populations de mener leurs activités, ce sont les barques. Ainsi, à chaque étape le maire a été obligé d’octroyer une enveloppe financière de 100 mille francs cfa pour soulager leurs peines. Les 16 villages visités ont bénéficié de l’aide du maire Dakpê Sossou qui a promis d’être leur porte parole auprès du pouvoir central en vue de son soutien.
Tout comme à Athiémé, Lokossa est victime de la crue du fleuve Mono. Face cette situation inquiétante et expose d’ailleurs les populations aux maladies hydriques, le maire lance un appel au chef de l’Etat, le docteur Thomas Boni Yayi. Car, se plaint-il tous les villages sont sinistrés.
Nazaire César Vikou


