Si le rêve devient effectivement une réalité ce 3 octobre, ce serait le premier championnat professionnel du l’ère du renouveau et des reformes du sport roi au Bénin. Mais, toujours selon nos sources, tout semble piétiner et l’incertitude planerait sur le démarrage. Aucun signal d’une organisation efficiente ne s’annonce. A preuve, depuis la nomination du grand opérateur économique Sébastian Adjavon à la tête de la ligue professionnelle, personne ne connait jusqu’à ce jour, les autres membres qui composent cet outil indispensable. Le président du comité exécutif de la fébéfoot Anjorin Moucharaf avait confirmé vendredi dernier, quelques, minutes après le tirage au sort du tournoi de l’UEMOA que la date du 3 octobre sera respectée. Il serait programmé à ce titre plusieurs activités cette semaine entrant dans le cadre des préparatifs de cette compétition tant attendue par le public sportif. Mais, jusqu’ ici, le constat reste amer. C’est le calme plat. La formation des arbitres, des secrétaires et trésoriers des clubs au temps convenable est loin d’être une réalité. Le comble, l’inexistence des règlements régissant le nouveau championnat ; à vrai dire le guide de toutes les équipes. Ce qui d’ailleurs accentue et faire planer le doute sur l’éventuelle tenue à bonne date du championnat.
- Adjavon et ses promesses
Le président Sébastian Adjavon a promis d’octroyer 15 millions à chaque club participant à la ligue professionnelle. Outre ces millions, il sera aussi question des équipements sportifs. Toute chose qui montre une fois de plus la volonté manifeste et la preuve qu’il est décidé à aider le football béninois à sortir de sa léthargie. Mais, les clubs espèrent beaucoup de lui plus pour leur fonctionnement. Car dans un passé récent, le président Adjavon avait donné déjà son quitus pour l’aide ou le sponsoring des entreprises privées. Mais, à en croire certains dirigeants de clubs, l’attente est longue et rien ne semble profiler à l’horizon.
-Le ministère des sports
Les infrastructures sportives, en particulier les stades sur lesquels les équipes doivent disputer les rencontres constituent l’autre casse tête chinois pour l’équipe d’Anjorin Moucharafou. Mais, renseigne t- on, quatre stades (Kouhounou, René Pleven, Louis II de Sèmè Kraké et Charles De-Gaule) ont leurs pelouses recouvertes de gazons. Ils sont qualifiés pour accueillir les différents matches du championnat. Les autres stades situés à l’intérieur du pays laissent beaucoup à désirer, en raison de leur état dégradant. (Des pelouses sableuses ou graniteuses). Le ministère des sports pourrait aménager ces terrains omnisports en les revêtant de gazons. Cela n’a pas été prévu dans le budget national exercice 2009, nous dira t- on. L’absence d’infrastructures sportives adéquates constitue la véritable plaie de la pratique du sport au Bénin. Et le problème se pose avec acuité.
Au regard de tout ceci, le nouveau championnat dit professionnel se jouera t-il alors sur des stades de fortune ? On attend donc de voir.
-Les clubs et le respect des cahiers de charge
Le respect scrupuleux du cahier de charge continue d’être pour certains clubs un chemin de croix face aux lourdes tâches qui font désormais partie de leurs habitudes. Les assurances et la déclaration des joueurs à la caisse nationale de sécurité sociale, le recrutement d’un entraîneur du 3e degré, d’un kinésithérapeute, un chèque certifié de 50.000.000 f Cfa avant le démarrage du championnat sont entre autres les difficultés qui font courir depuis certains dirigeants de clubs. La route de la professionnalisation à atteindre est encore longue. Mais, tout reste aussi possible en raison du dynamisme qu’entend insuffler le président de la ligue. Aux dernières nouvelles, une rencontre est prévue ce vendredi avec les clubs. On attend donc de voir ce qui serait l’issue de cette réunion. Car le public sportif béninois s’impatiente de voir ce championnat démarrer.
Damien Tolomissi


