Le stade de l’amitié de Kouhounou, le seul qui accueille les rencontres internationales du Bénin est sous la menace d’une suspension. De sources dignes de foi, cette décision serait la conséquence des incidents ayant émaillé la rencontre qui a opposé le dimanche 6 septembre dernier, les Ecureuils du Bénin aux « Aigles » du Mali, ceci dans le cadre de la 4ème journée des éliminatoires couplées Can/mondial2010. Les autorités sportives maliennes auraient saisi la Caf et la Fifa d’une plainte. Dimanche noir dans les QG des supporters béninois ce dimanche, 6 septembre ! L’expression n’est pas excessive.
Avec une ardeur jamais égalée au pays et avec le soutien des maliens venus des pays frontaliers, les supporters des Aigles du Mali, ont pris d’assaut les rues de Cotonou cet après-midi de dimanche. La fête s’annonçait belle. Et elle l’a été au Stade de l’Amitié de Kouhounou où le score final a été de 1-1. Apparemment, tout semblait se passer bien, avec une sécurité béninoise impressionnante. Mais, après le départ des joueurs, ce fut un calvaire pour supporters et journalistes qui étaient dans les mêmes cars. Dès la sortie du stade, tous les cars dans lesquels se trouvaient des Maliens, ont été attaqués avec des projectiles, des cailloux, des barres de fer. Résultats : on enregistre des blessés graves et tous les cars endommagés. Certains blessés ont été admis dans les hôpitaux de la place. Les dispositions sécuritaires mises en place par les hautes autorités béninoises n’ont certainement pas fonctionné, ou alors, elles n’étaient que trompe l’œil. Un dispositif sécuritaire à peu prés diront certains.Déjà, la veille, c’est-à-dire le samedi soir, juste après l’entraînement des Aigles du Mali, des incidents malheureux étaient déjà survenus. Le Président de l’ASIAM parmi les blessés Des supporters béninois ont agressé leurs homologues maliens, et dans ce tohu-bohu, des confrères journalistes maliens tels que Alassane Souleymane, le secrétaire à la communication de la Femafoot et Adama Tamboura ont essuyé des tirs de projectiles. Suite à cet incident de samedi, le ministre avait rencontré tous les supporters maliens pour les inviter au calme, au fair-play et à ne pas tomber dans la provocation. Des consignes qu’ils ont strictement respectées. Mais, hélas, des supporters béninois semblaient déjà avoir leur projet bien ficelé. Blessé par un caillou au crâne comme bon nombre de supporters, le président de l’Association des Supporters Indépendants des Aigles du Mali, nous témoigne : «J’étais dépassé par les événements. Le Togo nous avait agressés, mais dans le cas du Bénin nous avons été violemment attaqués. Les Béninois ont pratiquement détruit tous nos six cars, et je n’ai pas de mot pour qualifier ce qui s’est passé. En fait, ce match s’est déroulé normalement. Nous avons respecté toutes les consignes données. Mais, bizarrement, ce sont les policiers qui nous frappent, c’est la population qui nous agresse. Ce n’est pas possible. Je pense sincèrement qu’on doit bannir la violence dans nos stades. Je me suis rendu compte qu’il y a beaucoup de blessés. C’est regrettable. Je tiens donc à inviter la CAF et la FIFA à assumer leurs responsabilités. Car, on ne peut venir avec des jeunes pour supporter leur équipe nationale et les exposer à la mort ! Des sanctions exemplaires doivent être prises par la CAF et la FIFA», a t-il martelé. Il est à déplorer qu’après ces incidents, nous n’ayons eu aucune nouvelle du président du Comité central des Aigles du Mali. Le ministre Hamane Niang, tout comme le président de la Femafoot œuvre pour assister les blessés et pour permettre aux délégations de regagner Bamako. Car les cars transportant les supporteurs et les reporters sportifs maliens ayant été saccagés, ceux-ci restent dans l’expectative en attendant des moyens pour rentrer au Mali. De sources bien informées, les autorités sportives du Mali auraient saisi la Fifa et la Caf d’une plainte. Ce qui risque de coûter cher pour le Bénin, qui nul doute court des sanctions. Et le stade de l’amitié de Kouhounou ne serait pas à l’abri d’une suspension. Le cas du stade Kégué de Lomé
Nazaire César VIKOU



Sans forcément vouloir prôner la violence, je suis de ceux qui croient que cet état de fait a été initié par les maliens qui ne devraient en aucun cas s’étonner de la monnaie rendue de leur pièce.