
A l’issue de son Assemblée Générale constitutive tenue le week-end dernier à Porto Novo, les membres de l’Union pour la Majorité Présidentiel Plurielle UMPP ont mis en place leurs organes dirigeants. Il s’agit d’un secrétariat permanent de 13 membres et d’un bureau de 3 membres dirigé l’ex argentier du général Kérékou et actuel président de la commission des finances de l’Assemblée Nationale, Grégoire Laourou. Un choix qui surprend, au regard de la carrure des vieux briscards de la scène politique nationale tels Martin Dohou Azonhiho, Thimotée Adanlin, Candide Azanaï pour ne citer que ces dinosaures politiques membre de l’UMPP. Outre cet aspect des choses, c’est l’amateurisme politique de l’homme porté à la tête de l’UMPP qui étonne. Car s’il est vrai que Grégoire Laourou peut se vanter d’être en train d’exercer un mandat électif, il est aussi vrai que son élection n’a pas été le couronnement du fruit de ses efforts. En effet, Grégoire Laourou a été battu dans son village natal lors des élections législatives de 2007. Il a profité du plein de voix obtenues par Edgad Alia et André Dassoundo respectivement à Savalou et Dassa pour s’offrir une place au soleil. Le prestigieux poste de président de l’UMPP devrait revenir à un homme d’expérience capable de tendre la perche du dialogue aux adversaires et même aux ennemis politiques. Mais la gestion politique que l’homme fait de son Bantè natal n’est point un exemple. La commune est en effet secouée par une tension politique qui divise les fils et filles de la localité. Mais au lieu que l’honorable Grégoire ramène ses frères dans l’escarcelle du pouvoir, ses prises de positions ou parfois même son mutisme encouragent toujours la division. Propulsé aujourd’hui la tête de l’UMPP au sein de laquelle on observe une guerre de leadership, Grégoire Laourou apparaitra comme une marionnette des caciques de la classe politique qui le manipuleront à leur guise. De toute façon, loin d’être perçu comme une victoire, ce choix porté sur Laourou est le glaive qui tranchera la gorge de Yayi en 2011. Car, à la vérité, l’homme n’a pas l’expérience qu’il faut pour supporter le poids à lui confier. Comment un néophyte peut-il diriger le plus grand rassemblement politique du pays ? Affaire à suivre…
Rudolph FAGLA


A Bantè, le Maire AKOBI Innocent persiste dans l’irrégularité. Il refuse d’installer le Conseil Communal EDIKON Etienne
Journaliste : Dr AROUKO, que dites vous de la situation de Bantè, avec l’arrondissement de GOUKA bloqué ?
Dr AROUKO : D’abord, je voudrais vous remercier de la couverture que vous faites de ce que j’appelle la situation de la commune de BANTE. Vous savez, BANTE est malade de ses cadres et ce depuis longtemps ; même si le nombre de cadres n’atteint pas ceux d’une seule famille dans certaines régions du Bénin. Bref situation compliquée conflictuelle dirais-je.
Le problème aujourd’hui est que le maire AKOBI ne respecte
ni sa population ni les règles de base de la démocratie.
Sinon comment peut-on expliquer qu’à GOUKA, le chef
d’arrondissement Koffi KPOLIHOUE soit issu de la minorité
alors que la liste ABE est arrivée en tête par le nombre de voies,
reconnue par tous avant l’arbitrage de la cour suprême et a
obtenu après l’arbitrage deux conseillers communaux
dont EDKION Etienne.
Dr AROUKO Henri
Malgré les injonctions du préfet NOUATIN, sur la foi de l’arrêté de la cour suprême le maire de Bantè, Innocent AKOBI refuse de reconnaitre l’élection du conseil communal Etienne EDIKON et donc refuse de l’installer comme conseiller communal. Donc à Bantè, le maire AKOBI Innocent persiste dans l’irrégularité.
C’est ce qui est à l’origine du blocage. Les populations refusent qu’on leur vole leur suffrage et ne cèderont ni devant les menaces ni devant les intimidations.
A plusieurs reprises AKOBI a eu recours aux gendarmes qu’il envoie pour mater les populations. Il a recours même des fois, pour sortir le conseiller communal EDIKON Etienne, de la salle de conseil alors que ce dernier était muni de l’arrêté de la cour suprême lui notifiant son élection. Vous rendez-vous compte ?
En somme, des comportements de petit roitelet qui ressemblent de prêt à la méprise de la population. AKOBI a tendance à oublier qu’il tient sa légitimité du peuple, comme les autres ; il n’a pas passé un concours pour être maire. Il n’a aucun mérite personnel donc, mise à part la manigance et la vassalisation à d’autres élus du peuple.
Journaliste : vous relevez des choses graves, mais c’est aussi à vous de faire en sorte que les choses se passent mieux à Bantè ; c’est à vous de donner par exemple des conseils aux uns et aux autres, étant donné votre rang et vos …
Dr AROUKO : excusez-moi de vous couper, on ne peut donner des conseils qu’à qui veut entendre. J’ai rencontré personnellement le maire AKOBI à Bantè au mois de juillet 2008 pour lui prodiguer des conseils. Si aujourd’hui je dois ajouter quelque chose, je lui dirais qu’on ne dirige pas une population en la méprisant. On ne dirige pas une population contre elle ; Je ne comprends pas la gestion qui consiste à utiliser les forces de l’ordre à tout bout de champ. Ceci ne pourrait s’expliquer que par une incapacité notoire à gérer, à convaincre, à dialoguer avec les populations.
L’ancien conseil communal avait connu des problèmes, probablement en rapport avec ce que j’appelle la tare de la commune de Bantè, mais il n’a jamais usé de la force pour intimider les populations. Le chef qui n’a pas de sagesse utilise le bâton, dit-on.
Journaliste : Dr AROUKO, vous n’êtes pas tendre avec le Maire AKOBI. Y a-t-il une autre raison ?
Dr AROUKO : Aucune autre raison que sa mauvaise façon d’administrer la commune. Vous savez, je ne le connaissais ni d’ADAM ni d’EVE avant les élections. Je ne l’avais jamais vu auparavant. La vraie raison est que je ne vois pas comment il faut encore faire perdre le temps à la Commune de Bantè, qui se révèle être l’une des communes les plus pauvres du BENIN. Pour moi, dès son élection AKOBI devrait s’atteler au travail pour le développement de la commune, qui passe par la réduction de la pauvreté, la réduction du chômage des jeunes à travers des projets d’insertion professionnelle. Je vous dis, je suis allé le rencontrer au mois de juillet 2008 pour lui dire que je suis disponible pour l’aider. J’avais des projets tout prêts, dont les financements étaient obtenus. Il ne lui resterait plus qu’à les mettre en route.
Mais non, au lieu de cela, au lieu de travailler pour la population et avec la population, au lieu d’œuvrer pour le développement, il s’est mis à cultiver le culte du chef, avec les gendarmes comme bâton de commandement, encouragé à cela par le député LAOUROU Grégoire, et pour quelle finalité, je me le demande !
Il faut dire que c’est avec lui qu’au soir des élections municipales ils sont tripatouiller le procès verbal et transmis du faux à la CENA et à la préfecture ZOU COLLINES. La cour suprême les a déboutés. Mais malgré cela il persiste dans leur sale besogne qui consista à écarter la majorité de la population de la gestion de la cité.
Et pourtant le FADES dont je suis le vice président et qui a permis l’élection de LAOUROU Grégoire (qui n’est même pas membre du FADES) n’a pas cette culture du culte de personnalité. En tout cas lorsque quelqu’un se montre coupable d’imposture et d’égotisme, le haut conseil du FADES prend la sanction extrême.
Le journaliste : vous voulez parler de l’Exclusion.
Dr AROUKO : Entendez ce que vous voulez. Dans tous les cas, je vous dis que LAOUROU a été élu grâce aux voies du FADES ; il le sait. Je ne suis pas le Président du Bureau Exécutif National, ni le Président du Haut Conseil du Parti. Il reviendra à Edmond ATCHESSI Président du BEN du FADES de prendre ses responsabilité quand aux membres ou sympathisant qui cristallisent des conflits ou qui copinent avec ceux qui ont fait le choix de trahir le Président BONI YAYI.
Le journaliste : Vous parlez de l’honorable DASSOUNDO André ?
Dr AROUKO : Grégoire LAOUROU et DASSOUNDO André sont les deux élus du FADES. Ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau par leur comportement au niveau local tout au moins. Ils écartent les uns rejettent les autres, voulant ainsi placer des vassaux, à l’instar de AKOBI Innocent, pour contrôler les bases électorales. Pour quel dessein ? Ils nous le diront. Pour André DASSOUNDO le problème est réglé. Il a été exclu du FADES le 04 mars 2009 et a créé sa formation politique. Le combat se fera sur le terrain des idées des propositions pour le développement des notre région.
Le journaliste : On dit que vous connaissez bien l’honorable André DASSOUNDO
Dr AROUKO : Je le connaissais bien, mais je le l’ai pas reconnu à travers ses derniers attitudes et comportements. Vous savez, quand je le regarde, je dis QULEL GACHIS ?. Nous sommes un certain nombre pour dire qu’il a mal navigué quand il était le président du BEN du FADES. Nous nourrissions pour lui un dessein plus grand au niveau national. Je l’avais suivi au début et j’ai été découragé par les manigances, les tripatouillages, etc. Aujourd’hui, je suis plutôt déçu.