Annoncée pour débuter ce jour, la tournée nationale initiée par les centrales syndicales n’aura finalement plus lieu. Une conséquence logique de la levée de bouclier suscitée par l’annonce de cette tournée, aussi bien dans les rangs de la classe politique, que syndicales. La conférence de presse de Théophile Dossou jeudi dernier au cours duquel, d’importantes révélations ont été faites sur les chefs des centrales syndicales ajoutées, à celle des jeunes mouvanciers du vendredi, auront eu raison des syndicalistes. Conscients de l’échec retentissent que connaîtrait cette tournée et des remous que cela suscite déjà dans les rangs des travailleurs et des populations, Gaston Azoua et ses compères ont préféré sauver les meubles. Car les travailleurs et certains syndicalistes n’ont pas caché n’ont pas voilé leur désapprobation face notamment à l’incidence financière de cette tournée. Une tournée que d’autres qualifient de politique ou encore de ballade de santé des responsables syndicaux. Si cette sage décision de surseoir à la tournée est à saluer, elle prouve néanmoins que les mobiles et autres motifs avancés pour la justifier ne sont réellement pas fondés et relèvent d’une aberration. Refuser de se soumettre au contrôle de l’argent du contribuable qui les entretient et qui leur permet d’exister par l’IGE, et initier une tournée pour la justifier à ces mêmes contribuables n’est que pur canular. Gaston Azoua, secrétaire générale de la CSTB, chef de fil du mouvement syndical et ses collègues des autres centrales viennent de subir un revers dans le bras de fer qui les oppose au régime Yayi. Ce qui doit constituer pour eux une leçon et les amener à se soumettre aux contrôles de l’IGE aux fins de justifier la façon dont ils gèrent les subventions de l’Etat. Il y va de leur respectabilité et de leur crédibilité.
Dieu-Donné KATAKOULA

