
Les responsables des centrales syndicales étaient face à la presse en fin de semaine écoulée. L’objectif de cette conférence de presse est de faire la lumière sur la situation qui prévaut dans leur rang depuis peu. La visite de l’IGE vous vous en douter était inscrite en bonne place dans les sujets à aborder. Mais avant d’en arriver à ce point les chefs syndicalistes ont dénoncé certaines presses quoi selon eux les vilipendent. Au nombre de ces organes, votre journal le Pays Emergent et d’autres. Les responsables syndicaux donnent ainsi la preuve qu’il sont partisans de la pensée unique alors qu’ils se permettent sans pression aucune de crier le nom du chef de l’Etat tous les jours. Mais là n’est pas le problème. Le secrétaire général de la CSTB Gaston Azoua a refusé de répondre aux interrogations de l’inspection générale de l’Etat diligentée pour contrôler la gestion de l’aide de l’Etat aux organisations syndicales. Il a affirmé lors de la rencontre avec les journalistes, une rencontre dont les participants ont été sélectionnés, qu’il ne remettra ces dossiers que devant le tribunal. C’est bien courageux et on pourrait même dire qu’il tient bien tête à l’Etat. Mais à y voir de près, cette attitude qui n’a rien de courageux a plutôt tout de lâcheté. Pourquoi refuser de se faire interroger si tant est que l’on ne se reproche rien, c’est une fuite en avant pour calmer la tension. Azoua fait du dilatoire et montre au peuple béninois qu’il n’est pas toujours le virulent et l’éloquent syndicalistes que les béninois ont toujours connu. Il est aussi peut-être aussi le gestionnaire carrent qui ne veut pas se faire démasquer. Et il réussit encore à associer à sa cause les responsables des autres centrales et confédérations qui ont même juré de mourir martyr si la tête de l’un d’entre eux est touchée. C’est une aberration. Car de ce genre de martyr le Bénin n’en n’a point besoin. Des martyrs digne du nom oui, mais des martyrs comédiens l’histoire n’en a que faire. Le syndicaliste croyait-on devait pouvoir être un bon exemple de bonne gouvernasse, de gestion judicieuse des ressources mais c’est tout le contraire depuis quelques temps au Bénin. Et c’est bien dommage.
KEN EGBIN


