La période de fin d’année vers laquelle nous tendons avec toute sa frénésie festive est souvent le moment choisi par certains responsables de supermarchés, d’hypermarchés, de superettes et autres vendeurs de divers pour organiser des dégustations et ventes promotionnelles. En fait, au lieu de choisir des produits dont la date de péremption est encore en vigueur, ces supermarchés et hypermarchés organisent de douteuses dégustations et ventes promotionnelles avec des articles manufacturés périmés, de qualité douteuse tout en prenant soin de modifier la date de péremption. Ce sont en réalité ces produits importés dont les prix sont bas et dits cassés. Le constat ces derniers temps est si prononcé que certaines associations de consommateurs, en l’occurrence Adéco-Bénin soit obligée de monter au créneau pour attirer l’attention des autorités et surtout des populations sur cette machination savamment orchestrée par les promoteurs locaux. Aujourd’hui qu’il est établi que cette malhonnêteté doublée de mauvaise foi est monnaie courante, le sort des innocentes populations se trouve malheureusement dans les mains des autorités, notamment celles du ministère du commerce qui préfèrent lambiner dans un sommeil inexplicable et comateux couronné d’un silence suicidaire et coupable. Adéco-Bénin, ne voulant pas être complice de cette lassitude immonde de ceux-là qui ne veulent point faire leur travail, a déjà assez tiré la sonnette d’alarme pour que la ministre du commerce Christine Ouinsavi sorte de sa torpeur pour agir, décourager et châtier ceux qui osent sacrifier des vies humaines au nom de l’argent qui, même s’il n’a ni d’odeur, ni de couleur, ne doit jamais justifier l’atteinte à la vie et à la santé qui, elles, n’ont pas de prix.
Loren GUIDI (Stagiaire)


