Hier, les syndicalistes ont battu le macadam pour manifester leur ras le bol face à l’augmentation anarchique des prix de l’eau, de l’électricité, de l’essence et autres. Cette marche soutenue par les membres de la société civile vise également à exhorter le gouvernement à faire rendre gorge aux pilleurs de l’économie. Démarrée de l’étoile rouge, cette marche a connu comme point de chute, le ministère de l’économie et des finances où les manifestants ont été accueillis par une délégation ministérielle composée de ,Bernard Lani Davo ;Victor TOPANOU ; SACCA LAFIA, ZACHARIE BABA BODY, et autres. Une fois au ministère de l’économie et des finances, les syndicalistes âpres avoir lu leur déclaration, ont passé la parole à un représentant de la société civile en la personne de urbain AMEGBEDJI qui demande au gouvernement de dissoudre la commission chargée de clarifier le dossier Cen-Sad. Il a par ailleurs émis le vœu que ce dossier soit confié à la justice. Le ministre des finances quant à, lui a promis fait un compte rendu fidèle à l’autorité. Lire la motion de protestation
CSTB CSA-BENIN CGTB
COSI FESYNTRA-FINANCES UNSTBMOTION DE PROTESTATION
A
MONSIEUR LE MINISTRE DES FINANCES ET DE L’ECONOMIE
La situation sociopolitique nationale traverse actuellement une crise multidimensionnelle devenue chaque jour plus aigüe. Mais, le Gouvernement de notre pays s’acharne à noyer les travailleurs et les populations des villages et des quartiers de ville dans les effets meurtriers de cette crise pour sauver le capital financier dont il a la garde et défense. En examinant les mesures que ce pouvoir du capital financier préconise en se rend à l’évidence, une fois de plus, qu’il est loin de se préoccuper du sort des travailleurs et des peuples de notre patrie.
1- Ainsi, par exemple, les attaques contre les différents acquis des travailleurs : primes diverses notamment les primes de motivations pour le secteur de la Santé et de l’Education, qui permettent d’arrondir leur maigres salaires, de l’allocation d’incitation à la fonction enseignante qui n’accompagne pas à la retraite, l’attaque au droit de grève des douaniers par la décision du Gouvernement de les reverser dans le corps des Forces Armés Béninoises, les interdictions fréquentes de marches jugées subversives parce que ne soutenant pas le pouvoir en place ;
2- De même, au lieu de publier les résultats des audits de la SBEE-SONEB et de faire rendre gorge aux pilleurs et aux valeurs des biens publics, le Gouvernement s’entête à augmenter anarchiquement les prix d’électricité et d’eau et à privatiser la SBEE-SONEB. Il en est de même de la SONACOP et des autres Sociétés pétrolières, où en deux mois le prix de l’essence à la pompe, est passé de 350F à 455F, soit une augmentation de 30% contre un pouvoir d’achat stationnaire des citoyens qui continue de s’effriter de façon exponentielle avec l’indifférence totale de nos gouvernants.
3- En lieu et place des mesures réelles d’assainissement de la gestion entreprise, le Gouvernement préfère les brader comme pour honorer un engagement déjà pris devant les bailleurs et autres puissances impérialistes. Ainsi Bénin-Téléccom SA, SBEE-SONEB, le PAC, la SOBEMAP, SONAPRA, etc… sont bradés ou promis à la braderie par le pouvoir ave des conséquences néfastes qui n’épargneront aucun citoyen. Aucun l’assainissement de la gestion des finances publiques est passé à l’oubliette.
4- Cet acharnement du Gouvernement contre les travailleurs et les populations de notre pays est dédoublé par sa détermination à couvrir les pilleurs, les voleurs et autres assassins économiques, laquelle détermination est illustrée par son refus de publier les résultats des audits commandés à prix d’or et d’inquiéter les pilleurs pris la main dans le sac. Quand le Gouvernement a le dos au mur, il ne s’en prend qu’à des menus fretins et met à l’index des travailleurs et ou rejette sa mauvaise gestion sur eux (cas de la CEN-SAD) pour distraire l’opinion publique.
Les revendications des Travailleurs s’accumulent sans aucun souci du Gouvernement à tenter la moindre résolution. Il ne fait aucun doute que les travailleurs ont posé ces problèmes depuis longtemps et le pouvoir du capital financier a toujours opposé une fin de non recevoir.
Le spectacle est bien désolant. A la maison on a les pieds dans l’eau. Au service c’est pire. Face à cette situation, le pouvoir est arrogant et provocateur. Les travailleurs n’ont d’autres solutions que de se concerter aux fins de s’organiser et de déclencher des actions communes répétées jusqu’à satisfaire de leurs revendications. Il s’agit de :
- Arrêt de la remise en cause de leurs acquis ;
- Arrêt de la hausse des prix : Annulation des décisions d’augmentation des prix de l’électricité de l’eau, des produits pétrolier etc ;
- Arrêt des privatisations des entreprises publiques, Bénin-Télécom SA, SBEE-SONEB, PAC, SOBEMAP, SNACOP ;
- Arrêt de la mise à l’index mensongère des travailleurs innocents pour mauvaise gestion.
D’expérience, nous savons que, face à nos luttes, le Gouvernement du changement, n’a de cesse d’envoyer sa troupe de ministres et de mafieux vers les populations pour mentir sur notre compte. Cette fois-ci, nous le mettons en garde contre es pratiques provocatrices et nous devons être prêts à organiser la sensibilisation et l’éducation patriotique du peuple.
En tout état de cause, les travailleurs rendent le Gouvernement responsable des convenues qui adviendront s’il s’entêtait à ne pas satisfaire les revendications.
Les Participants !
Maliki LALEYE


