Les deux dernières semaines ont été particulières pour les journalistes béninois. Tout a commencé avec des confrères de Golfe Tv qui ont été menacés par des bandits se réclamant de la Renaissance du Bénin. Ensuite, ce sont des reporteurs de la télévision nationale qui ont été molestés par des syndicalistes aux esprits surchauffés lors d’une marche interdite le 21 juillet passé. Pendant que cette question préoccupe les professionnels des médias, le chroniqueur de Canal 3 Sulpice Oscar Gbaguidi a été, à son tour, victime d’une agression physique. Ces manœuvres attentatoires à la liberté de presse chèrement dans notre pays et qui, malheureusement, présagent de mauvais augure pour notre démocratie laissent cependant la classe politique béninoise indifférente. Ce mutisme de la classe politique en général et de l’opposition informelle (G et F) en particulier cache une complicité de bâillonnement de la presse béninoise. On se rappelle encore des sujets qui n’en sont pas un, que des députés dramatisent dans le seul et unique but de porter le doigt accusateur sur le régime en place.
On se rappelle aussi de la marche des G et F pour soutenir les praticiens hospitaliers dans leurs revendications de prime d’incitation. Mais, lorsque l’un des piliers fondamentaux de la démocratie est menacé, ils perdent leur latin. Je suis en phase avec le célèbre journaliste burkinabé Norbert Zongo lorsqu’il disait » le pire n’est pas la méchanceté des hommes mauvais, mais le silence des hommes bons « . En clair, si l’opposition inerte n’alimente pas ces intimidations contre les professionnels des médias, elle les cautionne indubitablement.
A l’analyse, il est impérieux de noter que ces agissements attentatoires des ennemis de la démocratie contre la liberté de presse ne doivent, en aucun cas, décourager les professionnels des médias dans leur rôle de promotion et d’enracinement de la démocratie au Bénin.
L’éditorial de Romuald BOKO : Atteinte à la liberté de presse au bénin et mutisme de la classe politique
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27 juillet, 2009
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je suis d’accaord avec cet editorialiste qui a vu juste à travers son analyse. au lieu de se prononcer sur cette question qui porte dangeureusement atteinte à la democratie béninoise, les politiciens s’en moque. que seront-ils sans la presse?