L’honorable Rachidi Gbadamassi est une fois de plus monté au créneau hier au palais des gouverneurs. Cette fois-ci, le député n’est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer les manigances politiques de l’opposition non déclarée qui selon ses propos n’ont que de souci de faire échouer Boni Yayi. Rachidi Gbadamassi a appelé ses paires à faire la part des choses tout en levant un coin de voile sur des dispositions juridiques relative à l’interpellation du chef e l’Etat par rapport à la mauvaise gestion décriée à la Sonapra. Il a été clair en démontrant que Fagnon n’en est pour rien dans ce dossier, encore moins le président Boni Yayi. Pour finir, il a annoncé son retour prochain sur le rapport spécial de la commission ad’hoc créée par décret N° 2005-081 du 1er juillet 2005 chargée de vérifier les conditions d’acquisition et d’utilisation du crédit de relais de 20 milliards de francs CFA par la Sonapra. « J’informerai le peuple béninois de la manière dont ce crédit fantaisiste a été monté de toute pièce pour voler le contribuable béninois et qui a entraîné un agio de plus de 4 milliards à la Sonapra. Je dénoncerai les complices et les auteurs au peuple béninois pour qu’ils sachent désormais choisir ses dirigeants au sommet de l’Etat. Je démontrerai à travers une conférence publique que j’animerai dans les prochains jours (pièces à conviction à l’appui) l’inopportunité de ce crédit relais de même que ses impacts sur l’endettement de la Sonapra et son compte d’exploitation. » a conclu le député Rachidi Gbadamassi. Réagissant en avocat défenseur du régime du changement, l’honorable Rachidi Gbadamassi s’est une fois encore prononcé sur des sujets d’actualité tout en reconnaissant le mérite du chef de l’Etat le Dr Boni Yayi à œuvrer pour l’assainissement de l’économie béninoise et la construction du Bénin prospère. C’est ce qu’il nous revient de conclure au regard des réactions du député face aux professionnels des médias hier. A l’occasion, le député centrera son intervention sur plusieurs objectifs. Il s’agit pour lui, de ‘’louer le courage a d’une part loué le courage du chef de l’Etat à sanctionner et dire haut ce que certains hommes d’Etat on toujours caché. Donner son point de vue sur certains sujet d’actualité en tant qu’acteur de la vie politique et réagir surtout par rapport à la réaction de certains députés au sujet de l’affaire de malversation de 50milliards à la Sonapra qui fait l’objet d’une interpellation du chef de l’Etat par des députés ».
Pour l’honorable Rachidi Gbadamassi, l’interpellation du chef de l’Etat au sujet de la mauvaise gestion des fonds à la tête de la Société nationale de production agricole n’est pas opportune. Pour lui, les signataires de cette interpellation ont manqué l’occasion de se taire. Puis que selon lui, plusieurs semaines d’enquête lui ont montré qu’il n’y a pas eu de malversation au niveau de la Sonapra sous Nicaise Fagnon encore moins sous le régime en place. C’est ainsi qu’il laissera entendre que cette malversation reste un dossier qui date d’avant Fagnon et du régime Yayi. Ce qui lui permet de conclure que c’est de pur montage qui est comploté contre les personnes incriminées. Aussi, peut-on noter dans les propos de Gbadamassi que, face à ce dossier, les députés signataires accusent le ministre Fagnon pour rien. Puisque à l’en croire, le rapport di commissariat des comptes n’a nullement parlé de Nicaise Fagnon et pourquoi veut-on au ministre. Plus loin, il dira que même si le fait s’avère vrai, il n’est pas question d’interpeller le président de la république si ce n’est que le ministre de tutelle qui serait sommé à cet effet. Il a appuyé son argumentation avec des lectures de certains textes de la machine constitutionnelle du pays. Par ailleurs, le député promet de revenir à la charge. Il entend faire des révélations troublantes et mettre à nus des dossiers qui sont selon lui, des sujets de malversation dont ont été l’objet certains hommes politiques dont pour la plupart reste des députés. »Extraits des déclarations de l’honorable Gbadamassi
« Il importe de faire un retour dans le passé pour comprendre les origines profondes de ce qui se passe aujourd’hui. Des gens qui, par le passé avaient occupé de grands postes au sein du pouvoir exécutif comme au sein du pouvoir législatif et qui étaient au cœur de nombres de situations catastrophiques se retrouvent aujourd’hui au sein de l’hémicycle pour parler de bonne gouvernance. Alors que dans ce même hémicycle, on peut citer des députés qui doivent encore à la Sonapra. N’assistons-nous pas dans ce cas, à un revirement de situation ? Avant d’entrer dans le fonds de mon intervention, qu’il me soit permis de partager avec tout un chacun de nous ici présent cette pensée de Marie Curie, je cite : « dans la vie, rien n’est à craindre, mais tout est à comprendre ». Monsieur le Président, il nous revient donc de chercher afin de bien comprendre dans le but de mieux situer les responsabilités. Car, lorsque nous prenons connaissance du rapport du commissariat au compte, il ressort que toutes les malversations énumérées étaient commises 10 ans avant la gestion de Fagnon plus précisément 10 ans avant l’arrivée de Yayi Boni. J’en veux pour preuve le rapport de contre expertise. Pourquoi c’est seulement maintenant qu’on veut nous donner les leçons de bonne gouvernance qu’ils n’ont pas pu eux-mêmes appliquer lorsqu’ils étaient aux affaires. L’objectif visé est de manipuler l’opinion publique. « la haute cour de justice est compétente pour juger le président de la République et les membres du gouvernement à raison de faits qualifiés de hautes trahison, d’infractions commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions, ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’Etat. Les juridiction de droit commun reste compétentes pour les infractions perpétrées n dehors de l’exercice de leurs fonctions et dont ils sont pénalement responsables. » Article 136. Dans le cas présent, Monsieur Nicaise Fagnon, par rapport aux faits objets de l’interpellation, était directeur général de la Sonapra ; donc un haut fonctionnaire du ministère de l’agriculture. A ce titre, il avait pour autorité supérieure directe, le ministre de l’Agriculture dont il dépendait ; à qui il est tenu de rendre compte et de qui, il reçoit des ordres. Il ne peut passer outre son ministre pour rendre compte à monsieur le président de la république ; il ne peut donc plus recevoir des ordres de celui-ci sans le canal de son ministre de tutelle. Le seul responsable de la Sonapra au sein du gouvernement est le ministre de l’Agriculture. Dès lors, l’autorité supérieure au plan administratif et au plan gouvernemental, tenu de fournir des explications sur la gestion de monsieur Nicaise Fagnon, reste et demeure son ministre de tutelle au sein du gouvernement. C’est une conséquence de l’article 54 de la constitution…Pour finir, comme je l’ai dit plus haut, les origines profondes de ce qui se passe aujourd’hui doivent être recherchés dans la gestion des anciens dirigeants. Sinon, comment comprendre qu’on puisse procéder à la liquidation pure et simple d’une centrale d’achat qui n’était confrontée à aucune difficulté, à aucun problème ? »
Fidèle VODOUNON

