Le bruit a couru et continue de faire des écumes à propos d’une prétendue exclusion de Titilayo et Avocèvou Gbakpé de la Communauté nationale du culte Vaudou du Bénin (CNCV-B Ouémé-Plateau). Suites aux déclarations multiples de part et d’autres, Avocèvou Gbakpé haut dignitaire du Fâ, membres du comité nationale de suivi des religions endogènes au Bénin et un des responsables en charges de la restitutions de l’appui de l’Etat aux dignitaires Vaudou dans ces deux départements est enfin monté au créneau. Dans cet entretien, il dénonce l’acharnement dont lui et son collègue Titilayo ont été victimes. Ensuite, il a appelé les uns et les autres au calme pour le respect du culte Vaudou.
- Vous êtes décriés à propos de la répartition de l’appui de l’Etat aux religions endogènes dans l’Ouémé-Plateau. Dites-nous, pourquoi de grognes ?
- Tout est parti de la procédure de restitution de l’appui de l’Etat aux religions endogènes dont le montant total alloué aux départements de l’Ouémé-Plateau était de 14 millions de nos francs. Attaché aux valeurs de morale et tenu par le souci de transparence, Affodégonkou Gbènoukpo et moi, une fois responsabilisé pour la répartition de ces fonds, nous avons appelé notre collègue Agossou Bienvenue afin que nous organisions ensemble les missions y afférentes dans les diverses communes de nos deux départements. Mais grande a été notre surprise, quand ce dernier nous opposa l’argument que cette aide provenant de Boni Yayi, qu’il ne lui était pas loisible de suivre la délégation. Cela certainement à cause de ces convictions politiques qui apparemment ne lui permet pas de reconnaître la portée de ce geste inédit et historique du chef de l’Etat en faveur des religions endogènes dont nous portons les bienveillantes charges. Cela dit, nous avons entrepris la mission à nous dévolu, même si par la suite, le collègue Agossou et ses acolytes avaient manifesté le désir de se voir confier ses fonds qui certainement et comme à certaines de leurs habitude ne parviendra jamais aux adeptes et dignitaires comme voulu par le chef de l’Etat. C’est ainsi que, nous avons procédé à la restitution de ces fonds par commune en présence des médias et nous avons veillé à ce que aucun couvent ne soit laissé pour compte et tous ceci contre des états de paiement. Comme, l’on peut l’imaginer, le cas de Porto-Novo s’est révélé controverse avec toutes ces personnes qui voulaient se voir confier les sous. Nous avons fini par nous plier en leur remettant le million de Porto-Novo contre décharge. Jusqu’au jour d’aujourd’hui nous n’avons pas encore le point de comment la répartition a été fait. C’est donc, ce groupuscule dirigé par notre collègue Agossou Assogba Bienvenue qui sème cette diversion.
- Que pensez-vous de votre exclusion de la Cncv-B dans l’Ouémé et le Plateau et de votre remplacement dans le comité national de suivi des religions endogènes du Bénin ?
- Ce simulacre d’expulsion de mon collègue Affodégonkou Gbènoukpo et moi, est la suite de la haine et du mépris.. Puisque, manifestant la volonté de nuire nos détracteurs réunis entre copains à Sokê, n’ont pas vu du bon œil nos efforts d’union et d’élargissement des bases de notre organisation commune, la CNCV-B. Tous ces efforts que nous avons menés s’explique par notre souci de la léthargie qui s’empare de cette communauté. C’est ainsi que nous avons procédé à la mise sur pieds et l’installation des bureaux communaux avec ramification des cellules d’arrondissement sur la demande expresse des membres à la base et profitant l’aubaine de la répartition de l’appui de l’Etat. Des réunions hebdomadaires se tiennent depuis lors et ont conduit à la mise sur pieds du bureau départemental présidé par Sanni Ganiou Ifachéhoun de la commune de Pobè. Ayant certainement eu vent de ces avancées notables, ces ennemis de l’évolution, au lieu de se joindre à la grande masse pour le combat à mener pour le rayonnement du Vaudou, ont choisi d’initier le coup de Sokê. Cet acte est perçu pour moi comme un acte de défiance vis-à-vis de la CNCV-B et pire encore du comité de suivi. Car, la décision d’expulsion dans sa forme est en net déphasage avec les dispositions statutaires de la CNCV-B. Aussi, les auteurs de cette mise en scène ont-ils oublié que l’instance à même de prononcer des sanctions et surtout des sanctions de cette échelle est le congrès et c’est la preuve qu’ils ne sont pas encrés dans la communauté. Le comble pour moi est qu’ils oublient qu’il n’a jamais existé de bureau départemental de la CNCV-B dans nos départements depuis notre mandat ayant conduit quatre des notre dont moi-même et monsieur Agossou au congrès constitutif de la CNCV-B. alors quel bureau a tenu cette assemblée générale du 18 Juin dernier. L’autre fausse note qui selon moi montre le vrai visage d’un acharnement a été de savoir que des têtes couronnées ont été associées à cette machination et ont même fait l’affront à leurs pairs du Plateau en estimant qu’il n’y a pas assez d’entités Vaudou dans ce département pour que le président soit un ressortissant de Pobè. La question est de savoir s’il n’y a point de rois dans le Plateau ? En tout cas mon collègue Titlayo et moi nous demeurons membres de la Cncv Ouémé et plus encore, des inconditionnels membres du comité national de suivi des religions endogènes.
- Vous êtes un membre influent des clans Agassa et Ohê. Comment se porte aujourd’hui ces entités Vaudou ?
- Les sensibilités Agassa et Ohê se portent aujourd’hui très bien. Je suis membre et je suis avec des hommes et femmes qui se respectent très bien et je leur doit aussi assez de respect. Agossou Bienvenue est et demeure notre président. Mais, il faut en toute sincérité dire qu’il mélange torchon et serviette. C’est ainsi que, tantôt il confond Cncv et nos sensibilités, tantôt il confond politique et Vaudou. Pour moi je ne voudrais pas me basculer dans cette bassesse qui consiste à faire prévaloir ses intérêts politiques tout en sacrifiant l’héritage Vaudou sur l’autel des règlements de comptes personnels et de politiques politiciennes.
Réalisation : Fidèle VODOUNON


