Le conseil extraordinaire des ministres du vendredi dernier a statué sur le rapport de l’inspection générale de l’Etat concernant la gestion des fonds dans le cadre du 10è sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cen-Sad. Après les décisions du conseil des ministres, le ministre porte parole du gouvernement et son collègue de l’urbanisme assistés de l’inspecteur général de l’Etat et du directeur national des marchés publics une conférence de presse pour clarifier la question. Les conférenciers ont à cette occasion lavé le chef de l’Etat de toute responsabilité dans ce dossier. La question de l’implication du ministre de l’urbanisme a été aussi abordée.
Le chef de l’Etat n’est impliqué ni de près ni de loin à la gestion des marchés publics en général moins encore en ce qui concerne les travaux de la Cen-Sad. C’est la déclaration du ministre de la justice Victor Tokpanou face aux hommes des médias lundi. Ce ci en réponse à certaines presses qui ont engagé la responsabilité de Boni Yayi dans ce dossier. En effet selon Allidou Koussé l’inspecteur général de l’Etat les travaux de la Cen-Sad sont divisés en sept lots dont trois ont des problèmes après les enquêtes de sa structure. Il s’agit de la viabilisation des sites, la construction des villas et la réfection du centre international des conférences et du palais des congrès de Cotonou. Le point fait par le conseil des ministres et qui n’est qu’une synthèse du rapport de l’IGE ne concerne que la réfection du CIC et du palais des congrès. Il a été révélé par le rapport de l’équipe d’Allidou Koussé que les travaux ont été conduits unilatéralement par le ministre de l’économie et des finances que ce soit dans la passation des marchés que dans leur exécution. Le ministre de l’urbanisme a donc été écarté dans tous les compartiments du dossier. C’est pourquoi sa responsabilité n’est pas engagée comme d’ailleurs celle du président de la république qui d’après le directeur national des marchés n’intervient nulle part dans la chaîne de passation des marchés. Quant au ministre de l’urbanisme François Noudégbessi il a rejeté toute implication dans cette affaire. Son ministère n’a été associé qu’au début du processus pour évaluer les travaux et proposer l’expertise adéquate. Mais par la suite il a été mis de côté lorsqu’il s’agissait de faire les appels d’offre, de passer les marchés et de suivre l’exécution des travaux. C’est pourquoi il a été tout simplement acquitté. Les journalistes ont alors voulu savoir ce que le ministre Noudégbessi a fait en son temps pour réparer le tord à lui fait. Mais la réponse à cette question est restée couverte. Du coup, les professionnels des médias présents à cette conférence de presse ont demandé quelle sera la suite à donner au dossier. Mais les ministres n’ont pu apporter des réponses précises. C’est dire donc que des doutes persistent encore sur cette affaire parce que c’est l’argent du contribuable béninois qui est encore dilapidé. Il faut peut-être le rappeler, le CIC et le palais des congrès ont réfectionné à plus de six milliards contre environ trois milliards retenus au budget. On comprend l’intérêt du sujet.
Mathieu Dahandé


