Invité hier sur l’émission dominicale de la chaîne de télévision Canal3 Bénin, Karim Assouma directeur général de la Société National des eaux du Bénin SONEB, s’est prononcé par rapports aux différents soubresauts que subissent la société et ses consommateurs. D’entré le jeu, il a planté le décor en évoquant les différents problèmes auxquels est soumise la société qu’il gère. Au nombre de ceux-ci et le plus fondamental, c’est le fait que la Soneb soit une société d’Etat et donc soumis aux règles et procédures de passation de marchés comme dans toute administration publique. Ainsi, la SONEB a du mal à faire face efficacement aux besoins d’investissement nécessaire. Une situation dont la conséquence et le défaut d’investissement et son corollaire de vétusté du matériel.
Mais pour ce qui est de la revue à la hausse de la grille tarifaire annoncée en fin de semaine dernière, le directeur de la SONEB a indiqué que cette décision inévitable est survenue pour permettre à la société d’équilibrer ses comptes. Car le prix de revient du mètre cube en l’état actuel est plus cher que son prix de cession au client. Karimou Assouma explique que pour se donner une petite marge capable de faire fonctionner la maison, faire aussi des investissements et augmenter les ressources en eau, cette augmentation est inévitable. Seulement cette décision unilatérale de la SONEB ne semble pas être du goût de la clientèle qui ne manque pas aussi d’arguments : eau sale et boueuse parfois, facturation à l’à peu près, lenteur dans les services de dépannage et de raccordement au circuit d’eaux, coupures intempestives pour ne citer que ces désagréments dont sont victimes les clients. Ce qui amène certains à légitimenent s’il ne faille pas privatiser la SONEB pour la rendre plus efficace et plus rapides dans ses services aux populations. Mais pour Karim Assouma, la solution n’est pas dans la privatisation. Il a ses solutions que sont l’augmentation des grosses conduites d’eaux, l’acquisition de matériel de branchement, l’information de système de recouvrement pour juguler les fraudes et sécuriser l’argent payé par les clients. Par finir, il a sensibilisé la clientèle sur la nécessité pour la société de procéder à l’augmentation de tarif afin de mieux les servir.
Dieu-Donné KATAKOULA


