Cela fera dans quelques mois quatre ans que le sport roi au Benin est dirigé par le président Anjorin Moucharaf et ses compères de la FBF. Quatre ans durant lesquels on ne peut noter une avancée probable du football au Bénin. Disons tout simplement qu’il est encore au biberon. La seule note positive qu’on peut mettre à l’actif de cette fédération qui tend vers la fin de son mandat est la qualification des écureuils à une deuxième participation à la CAN, Ghana 2008, après celle de Tunis 2004. Il faut souligner à ce niveau, que n’eut été la volonté du président de la république, le docteur Boni Yayi qui s’est mis au devant de la scène rien n’aurait été possible. En témoigne, son pénalty transformé face à l’international gardien de but Yoanh Djidonou au stade de l’amitié de kouhounou à la veille du match qualificatif de Freetown. Sans cet acte historique pour amener et inciter le peuple a resté souder derrière le team national, le contraire se serait produit. Mis à part cette qualification, il est très difficile d’identifier une autre meilleure action de la FBF. D’autres langues parleront de la construction du nouveau siège de la maison de football (un sujet à analyser) le reste n’est que conflit, mauvaise gestion, amateurisme etc. sinon comment peut-on avoir des opérateurs économiques disponibles à mettre l’argent pour le rayonnement du football béninois pour s’en foutre ? En vérité cela ne doit inquiéter personne, car au Bénin le football ne nourrit pas les joueurs mais les dirigeants. Pour l’histoire, au début de son mandat l’actuel comité ne confondait que vitesse et précipitation. Pour preuve, les participations des équipes féminines aux différentes éliminatoires des championnats d’Afrique Dame sans une organisation efficiente d’un championnat au préalable. Des membres élus pour promouvoir et faire valoir le football béninois dans le monde ont laissé dans la mémoire du public sportif que du regret, un regret très amer. Car incapables de mettre sur pied et de faire fonctionner les différentes commissions pouvant statuer sur les différents matchs du championnat.Pour un devenir meilleur du sport roi au Bénin on ne peut pardonner le flou qui entoure les résultats définitifs du championnat de transition. Soulignons que l’équipe nationale séniore n’est que l’arbre qui cache véritablement la forêt. Car depuis environs quatre ans aucun club béninois n’a franchit le second tour des différentes compétitions statutaires de la CAF. On se demande aujourd’hui, où sont passés les équipes nationales féminines et le championnat professionnel digne du nom tant ventilé par les membres de la FBF ? Tout simplement rangés au calend- grec. Le ministre de la jeunesse des sports et des loisirs M. Etienne Kossi est à remercier pour avoir annoncé la fin de la récréation, qui a d’ailleurs trop duré. Le seul souhait du public sportif béninois est que les élections prochaines se déroulent dans une bonne ambiance en respect des textes et des procédures en vigueur.
Damien Tolomissi

