12 mois déjà que la 2ème expérience de la décentralisation s’est amorcée au Bénin. A l’instar des autres communes du Bénin, celle d’Adjohoun bat son essor socio économique et cela sous la houlette du maire Gérard Adounsiba depuis un an. Dans cette interview, la première autorité de la cité d’Adjohoun qui enregistrera très prochainement le lancement de nombreux travaux de construction de sites et d’autres infrastructures socio-communautaires, explique ses visions pour le développement et le sens de son engagement derrière Boni Yayi.
- Un an de gestion à la mairie d’Adjohoun, qu’est ce qu’on peut retenir ?
- Nous pouvons retenir beaucoup de choses, et nous sommes fiers d’avoir dirigé notre commune. Beaucoup de réalisations à l’actif de la mairie en moins d’un an de gestion. Entre autres, nous pouvons citer des centres de santé, des écoles, des pistes rurales et bien d’autres choses ont été réalisées dont la construction de la clôture de notre mairie. Vous savez, c’est depuis que nous sommes installés que nous avons compris que nous avions des défis à relever. Nous sommes fiers de ce qui a été fait jusque-là et nos populations en sont satisfaites.
- Les populations d’Adjohoun ont salué l’avènement d’un proche du pouvoir central à la tête de leur mairie. Au jour d’aujourd’hui, de quoi ont-elles déjà bénéficié concrètement ?
- Aujourd’hui, vous devez le constater avec moi. Adjohoun ne doit pas regretter d’être avec un proche du pouvoir. C’était d’ailleurs cela notre fierté et incontestablement, nous faisons partie des Fcbe et les 2/3 du conseil communal sont dans la mouvance présidentielle. Cependant, je ne dirai pas qu’Adjohoun a gagné plus que les autres communes. Néanmoins, nous bénéficions d’une attention particulière du pouvoir du docteur Boni Yayi.
- Militant de premier rang pour la vision du président Boni Yayi. Après 3 ans de gestion du pouvoir central, quel regard critique jetez-vous sur le bilan du président du changement ?
- En trois ans, Yayi Boni a changé le visage de notre pays. Le chef de l’Etat a travaillé vraiment de façon sérieuse. Vous convenez avec moi que la gestion de tout un pays n’est pas chose aisée. Mais en toute honnêteté, le bilan de Yayi Boni est positif. Aujourd’hui, c’est claire que le Bénin a amorcé son réel développement et vous ne devez pas perdre la mémoire. Ce sont ces politiciens qui ont eu à faire une gestion aussi médiocre de ce pays qui viennent critiquer Boni Yayi. On les a vus à l’œuvre ! Qu’est ce qu’ils n’ont pas fait de ce pays ?
Aujourd’hui, soit nous allons au développement avec cet homme du changement ou nous optons pour quelque chose qui nous fera encore tomber comme en 1996. Unissons-nous autour du changement que nous propose Boni Yayi pour que le Bénin puisse survivre.
- Que pensent les populations de la Vallée par rapport au non bitumage de la RN 4 malgré tous les vents de promesse ?
- Les populations ne sont pas contentes par rapport au nom bitumage de cette route. Je dis et je rappelle à tous que cela n’est pas une faute du président Boni Yayi. Aujourd’hui, en tant qu’observateur averti de la chose politique, on voit que Yayi a faut tous les efforts. Ce qui lui reste à faire aujourd’hui, c’est de dessaisir l’entreprise Karafadoul qui a montré ses limites et tares. Si c’est Karafadoul qui doit réaliser cette voie, elle ne sera jamais réalisée. A l’heure où je vous parle aujourd’hui, cette entreprise a déjà englouti des milliards dans cette route, sans réaliser un mètre de bitume. Ce que je propose aujourd’hui, c’est de lui arracher ce marché afin de la confier aux entreprises compétentes dans ce domaine comme Adéoti, Satom, Colas et autres qui ont de l’expertise en la matière. Sinon, on ne pourra pas s’en sortir. Cette route constitue le seul reproche que nos détracteurs font à Yayi Boni. En dehors de cette route, bien de choses ont été réalisées. Dans ma commune, on bénéficie des machines agricoles, des semences gratuites, des engrais. Nous sommes en grande campagne agricole. Aujourd’hui même, je viens de remettre un site de construction d’un centre de formation et de réparation des machines agricoles du programme Pdma.
- Pour en revenir à la gestion de la mairie, dites-nous ne qu’il en est de l’organisation et du fonctionnement de l’administration communale après 12 mois?
- Parlant du fonctionnement de l’administration, des améliorations sont enregistrées. Nous avons hérité d’un personnel très vieillissant. Pour cela, nous avons décidé de le renouveler tout en procédant à la formation et au recyclage de ceux qui sont là afin qu’ils puissent répondre efficacement aux nouvelles donnes d’une administration de développement. Nous sommes dans cette dynamique, si bien qu’aujourd’hui, nous recrutons des cadres pour pouvoir amorcer le développement de notre administration.
- Sachant votre engagement derrière le président Boni Yayi, dites-nous le moral de la troupe ici à Adjohoun pour 2011.
- Le moral de la troupe est au top niveau. Aujourd’hui, selon les derniers sondages que moi-même je réalise et au vu des résultats des dernières élections dans notre commune, on peut dire que nous sommes prêts. C’est d’ailleurs pourquoi nous sommes en train de demander au chef de l’Etat de ne point baisser les bras et de penser à nous. Les cadres de la Vallée ont besoin d’être promus. Nous avons remarqué que nos cadres ne sont pas promus. C’est pourquoi, nous lui demandons la nomination des fils de la Vallée aussi bien aux postes de ministres que de directeurs généraux, car nous avons de ces compétences-là qui foisonnent ici.
- Un mot pour conclure vos propos…
Ce que je tiens à dire est que je n’ai pas de prestige particulier à faire valoir en venant à la tête de la mairie d’Adjohoun. Je promets atteindre tous mes objectifs à savoir : rendre visible les actions du chef de l’Etat, permettre à la population de faire la part des choses à la fin de cette deuxième expérience de la décentralisation. Adjohoun doit changer, car il fait partie des vieilles administrations coloniales. Je profite alors pour remercier toute la population pour leur confiance.
Propos recueillis par Fidèle VODOUNON


