Au nombre des 15 membres qui doivent siéger au sein de la commission politique de la Lépi, la société civile dispose d’une place. Mais ce seul siège de la société civile est actuellement disputée par le pouvoir aux dires des responsables de Fors Lépi. En effet la société civile selon Urbain Amègbédji a désigné son représentant à la commission politique de la Lépi en la personne de Mr Orden Alladatin et en a informé le chef de l’Etat depuis le 4 juin dernier. Mais chose curieuse un second représentant de la société civile a été désigné à Dassa le 18 juin dernier à la suite d’une réunion convoquée selon les propos de Mr Amègbédji par les directions départementales du ministère chargé des relations avec les institutions. La réunion de Dassa a désigné Mr Tchigbénou avec pour raison principale que tous les membres de la société civile n’ont pas été associé à l’élection de Orden Alladatin alors que son actuel challenger a participé à son élection. Suite à une telle situation, les membres du front des organisations de la société civile pour la réalisation de la liste électorale permanente informatisée Lépi sont montés au créneau pour dire haut et fort leur mécontentement vis-à-vis de ce qu’ils appellent immixtion du pouvoir dans les affaires de la société civile doublé de violation du principe démocratique. Fors Lépi déclare que ce qui s’est passé à Dassa est nul et de nul effet. Une seule personne représente la société civile à la commission politique de supervision de la Lépi, et c’est bien Orden Alladatin. Toute autre tentative de substitution de qui que ce soit à ce choix a affirmé le porte parole de Fors Lépi Urbain Amègbédji désengagerait la société civile de la réalisation de la Lépi et rendrait du coup le processus non crédible.
Mathieu Dahandé


