Les écureuils du Bénin viennent d’engranger une victoire courte mais indispensable le dimanche 7 juin dernier au stade de l’amitié de kouhounou face aux crocodiles du Nil. Une première victoire qui leur permet de se relancer dans la compétition après la défaite concédée à Koumassi. Ils viennent de se tracer leur petit chemin qui pourrait les amener en Afrique du Sud ou en Angola. Dussuyer et ses poulains viennent de prendre sur leur tête, une lourde responsabilité celle de qualifier le Bénin pour une troisième qualification à la CAN et peut être une première pour le mondial. Mais face à la carte de visite des aigles du Mali, une équipe qui créée à notre team national toutes les difficultés. Est- ce qu’il ne faut avoir peur à priori ? Car il faut reconnaître que pendant que le onze national gagnait son premier match à domicile. Les maliens ont été défaits sur leurs propres installations par les blacks stars du Ghana, score 2 buts à 0. Pour l’histoire, le Bénin n’est jamais venu à bout des aigles à domicile, si ce n’est l’obtention d’un match nul en 2007. Devrons- nous prendre cela comme un mythe ? Non, nous avons plutôt le devoir de positiver et essayer de transformer ce mythe un espoir et ferme volonté de réussir. Seulement, l’espoir ne sera véritablement permis que si les insuffisances et les imperfections du team national ne soient corrigées par le staff technique et les joueurs. Cela ne sera aussi possible que si la bonne ambiance prévaut au sein de la délégation béninoise à Bamako (Mali). Cela est à prévenir car il est significatif de rappeler qu’aujourd’hui l’unité et l’entente ne sont pas les choses qui caractérisent le mieux, le bureau exécutif de la Fédération Béninoise de Football (FBF). Les observateurs avertis et amoureux du cuir rond sachent que les membres de la FBF sont divisés et sont presque au bout de l’éclatement. La mauvaise gestion et l’improvisation qui caractérisent la fédération donnent vraiment à réfléchir. Au niveau des supporters, on craint que la vilaine scène de Koumassi soit une fois rééditée. Sans occulter la présence ou non du coach Michel Dussuyer sur le banc de touche pour raison de santé. On espère que le ministre de la jeunesse des sports et des loisirs M. Etienne Kossi et la commission chargée de la gestion de l’équipe nationale ont mis les bouchées doubles en corrigeant le tir. Afin d’offrir une meilleure condition pour que chaque acteur joue bien sa partition. Dans le cas contraire les mauvaises langues qui croient à une nouvelle débâcle à Bamako auraient raison. Nous aimerions bien que les faits ne leurs donnent pas raison car vaut mieux tard que jamais. La balle est dans votre camp.
Damien Tolomissi (Stag)


